Dans une telle éventualité, le gouvernement américain serait dans l’obligation de rembourser « des centaines de milliards de dollars » aux entreprises américaines, a affirmé Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

« Sans même compter » ce que les pays et entreprises pourraient demander pour compenser « les investissements qu’ils réalisent pour éviter » ces surtaxes, qui se montent à « des milliers de milliards », selon lui.

« Pas en capacité de rembourser »

« NOUS SOMMES FICHUS ! » si un tel scénario devait se matérialiser, a assuré le président américain, car « ce serait un désordre pas possible et notre pays ne serait pas en capacité de rembourser » ces sommes.

« Ceux qui prétendent que cela se ferait rapidement et simplement ne feraient qu’apporter une réponse fausse, incomprise et non précise face à cette énorme et complexe question. […] Cela prendrait de nombreuses années simplement pour déterminer le montant », a insisté Donald Trump.

La Cour suprême doit se prononcer sur la constitutionnalité des droits de douane improprement présentés par Donald Trump comme étant « réciproque », une décision qui peut désormais tomber à tout moment. Ils avaient été annoncés en avril dernier, avec la présentation d’un tableau représentant les différents taux appliqués selon l’origine des produits.

Ils visaient théoriquement les pays avec lesquels les États-Unis étaient confrontés à un déficit commercial, étant présentés par le président américain comme un outil pour les rééquilibrer, mais aussi apporter des ressources supplémentaires à l’État fédéral alors même que Donald Trump souhaitait alors abaisser les impôts dans le pays.

L’impôt, une prérogative du Congrès

Mais plusieurs États américains dirigés par les démocrates ainsi que des petites entreprises ont estimé que Donald Trump avait outrepassé ses pouvoirs en imposant ces droits de douane sur l’ensemble des biens, ce dernier utilisant l’argument de la sécurité nationale pour les justifier.

Des juridictions fédérales ont entendu les arguments des plaignants, estimant que ces droits de douane indiscriminés dépassaient le pouvoir du président des États-Unis, l’impôt restant une prérogative du Congrès, tout en refusant d’annuler les droits de douane tant que les recours du gouvernement n’étaient pas épuisés.