« Un com­por­te­ment minable et lâche ». C’est en ces termes que Valentin Gabriac, can­di­dat Rassemblement natio­nal aux élec­tions muni­ci­pales de Grenoble de mars 2026, qua­li­fie l’at­ti­tude de Tempo, « le réseau des musiques actuelles de la métro­pole gre­no­bloise ». Pourquoi cet accès de colère ? Alors que Tempo orga­nise un temps d’é­change sur la poli­tique cultu­relle avec des can­di­dats gre­no­blois le mer­credi 14 jan­vier, il aurait été signi­fié au can­di­dat RN qu’il n’é­tait pas le bienvenu.

Le réseau Tempo a diffusé sur invitation en ligne. © Tempo

Le réseau Tempo a dif­fusé sur invi­ta­tion en ligne. © Tempo

Ayant pris connais­sance du ren­dez-vous par la presse, le can­di­dat Rassemblement natio­nal explique avoir contacté ses orga­ni­sa­teurs. « L’exclusion m’a été confir­mée », indique-t-il, non sans dénon­cer « une dérive d’idéologues into­lé­rants ».

Et celui-ci de faire remar­quer que le réseau est consti­tué de 25 struc­tures cultu­relles « finan­cées par l’argent public ». Une affir­ma­tion confir­mée par le réseau lui-même, qui décrit des membres dont « la majo­rité […] est en par­tie finan­cée par des par­te­naires publics et par­ti­cu­liè­re­ment par l’échelon com­mu­nal ».