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Des agriculteurs en colère prévoient de manifester mardi matin à Paris avec plusieurs centaines de tracteurs, après des opérations ayant ciblé lundi les ports français, symbole du libre-échange international, ainsi que des autoroutes. La FRSEA Grand bassin parisien, une entité englobant l’Ile-de-France, mais aussi des départements de régions voisines, est à la manœuvre de cette manifestation visant à exiger des « actes concrets et immédiats » pour défendre une souveraineté alimentaire « en danger », selon un communiqué diffusé lundi 12 janvier. Les manifestants comptent se retrouver place de la Concorde « vers 6-7 heures » du matin et « environ 250 tracteurs » devraient venir des Hauts-de-France, a déclaré lundi à l’AFP Benoît Raux, secrétaire général de la FDSEA du Nord.
• Des manifestations dans toute la France. Des manifestations, réunissant entre plusieurs dizaines et plusieurs centaines de participants selon les décomptes de journalistes de l’AFP ou de la presse locale, ont eu lieu devant les préfectures ou sur les routes à Lille, Bayonne, Metz, Pau, Périgueux, Poitiers, Dax, Limoges ou encore au Havre, à l’appel de différents syndicats.
• Une mobilisation ailleurs en Europe. Outre la France, des manifestations ont notamment eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande pour protester contre la signature du traité entre l’UE et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay). L’accord vise à créer l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions de consommateurs.
• L’entrée en vigueur du traité avec le Mercosur possible dès samedi. La présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, doit signer samedi le traité de libre-échange avec le Mercosur à Asuncion (Paraguay). Le texte a été approuvé par une majorité des Etats membres de l’Union européenne (UE) vendredi, malgré l’opposition de la France. Le traité entrera alors en vigueur de manière « provisoire », a confirmé sur RMC la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, avant que les eurodéputés s’expriment.
• La gestion de la dermatose nodulaire toujours décriée. La vaste mobilisation agricole a débuté en décembre en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine. La Confédération paysanne et la Coordination rurale continuent de s’opposer à l’abattage total des troupeaux lors de la détection de la maladie.