Ce navire aurait tenté de franchir le blocus imposé par Washington sur les exportations de brut vénézuélien.
Les États-Unis ont saisi un cinquième tanker accusé d’être lié à la flotte fantôme opérant pour le Venezuela. L’Olina a été arraisonné en mer des Caraïbes, le 9 janvier avant l’aube, par des Marines et des marins de la Force opérationnelle interarmées Southern Spear, déployés par hélicoptère depuis le porte-avions USS Gerald R. Ford. Par la suite, sept pétroliers de la flotte fantôme auraient rebroussé chemin en 24 heures pour éviter le blocus, d’après un responsable du Pentagone.
L’Olina, navire 114.809 tonnes de port en lourd, construit en 2005, appartenant à une société enregistrée en Chine, et naviguant sous un faux pavillon timorais, dont le système de positionnement dynamique AIS est coupé depuis près de deux mois, aurait quitté les eaux du Venezuela après la capture de son président, Nicolas Maduro, tentant de percer le blocus imposé par les États-Unis. Seize navires avaient tenté simultanément d’échapper au blocus le 3 janvier. Cet Aframax est sous le coup de sanctions aussi bien des États-Unis, que de l’Union européenne ou encore du Royaume-Uni.
Il s’agit du cinquième pétrolier intercepté, après les très grand pétroliers (VLCC) Skipper, Centuries, le Marinera et le M Sophia. Tous ont été arraisonnés en mer des Caraïbes, à l’exception du Marinera, poursuivi jusqu’au sud de l’Islande.
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