Lors du dernier conseil métropolitain de Saint-Étienne Métropole, les élus ont évoqué la construction d’un futur incinérateur. Plusieurs communes sont pressenties pour accueillir l’équipement, dont Roche-la-Molière. Une annonce qui suscite l’incompréhension et la colère de son maire, Éric Berlivet, qui regrette l’absence d’information et de concertation.

Le débat a émergé lors du dernier conseil métropolitain de Saint-Étienne Métropole : un projet de nouvel incinérateur est à l’étude sur le territoire. Plusieurs sites sont envisagés, parmi lesquels Roche-la-Molière. Une perspective difficilement acceptable pour son maire, alors que la commune accueille déjà depuis plus de cinquante ans un site d’enfouissement.

Éric Berlivet déplore avant tout un manque de transparence autour de ce dossier. Selon lui, ni les conseillers communautaires ni les élus des conseils municipaux des 53 communes de la métropole n’ont été réellement informés. « Personne n’est au courant », affirme-t-il, regrettant que seuls quelques élus directement impliqués aient connaissance du projet.

Le maire compare cette situation à celle du centre de tri, pour lequel l’ensemble des conseils municipaux avaient été consultés et informés en amont. Une méthode qu’il estime indispensable pour un sujet aussi sensible que la gestion des déchets. « Quand on est sur un sujet comme ça, il faut qu’il soit populaire le plus large possible », insiste-t-il.

 

Le maire appelle à une concertation 

 

Pour Roche-la-Molière, l’accueil d’un nouvel équipement lié aux déchets est perçu comme une contrainte de trop. « On a assez donné », martèle Éric Berlivet, rappelant que la commune subit déjà depuis plus de cinq décennies la présence d’installations de ce type. Il appelle à une répartition plus équitable des efforts à l’échelle métropolitaine, évoquant d’autres communes susceptibles d’accueillir le projet, comme Firminy, Andrézieux-Bouthéon ou Saint-Étienne.

Alors que les études se poursuivent, le maire demande une réflexion collective et une concertation approfondie afin de trouver une solution qu’il juge « plus intelligente » et mieux partagée sur l’ensemble du territoire.

 

B. Maestracci