« On pensait notre sœur en sécurité. On l’a déposée vivante, ils nous l’ont rendue morte », lâche Élira (*), 22 ans. La Strasbourgeoise se remémore avec précision la nuit du 2 au 3 décembre 2025 au cours de laquelle la vie de sa sœur Almina, d’un an sa cadette, a basculé. Tout commence à 23 h par un coup de fil d’Alexandre, un garçon que la famille ne connaît pas, leur demandant d’arriver au plus vite sur le pont près de l’avenue Pierre-Corneille, dans le quartier de Hautepierre : Almina menacerait de se jeter dans le vide (**).

Rapidement sur les lieux, quatre de ses sœurs vont à sa rencontre : elles la trouvent, sans chaussures, prête à sauter. « Elle était en pleurs et se plaignait de douleurs au ventre. On l’a allongée au sol et elle a perdu connaissance. » La famille la transporte aux urgences de Hautepierre.