C’est aujourd’hui le coup d’envoi de la campagne de recrutement du nouveau service national militaire volontaire. Une volonté d’Emmanuel Macron, face à la menace russe. 3000 jeunes sont concernés cette année. Avant une montée en puissance du nombre de recrues.
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Publié le 12/01/2026 11:22
Mis à jour le 12/01/2026 11:23
Temps de lecture : 3min

L’objectif de l’Armée de l’Air et de l’Espace est d’avoir formé 2000 aviateurs d’ici 2030 dans le cadre de ce nouveau service national. (CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)
L’objectif est d’attirer 3000 jeunes dès cette année, puis 10 000 par an en 2030, et 50 000 en 2035. Le gouvernement et l’Etat-major de l’armée français lancent lundi 12 janvier une campagne en vue de recruter plusieurs milliers de jeunes pour un nouveau « service national » rémunéré d’une durée de dix mois. Une initiative annoncée en novembre par le président Emmanuel Macron pour « répondre aux besoins des armées » face aux risques accrus de conflit.
Comme présenté par le chef de l’Etat, le 27 novembre dernier, en déplacement à la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne (BIM) de Varces, en Isère, ce nouveau « service national » militaire volontaire doit durer 10 mois et cible en priorité les jeunes de 18 à 25 ans. Les premiers candidats sont déjà reçus aux entretiens destinés à sonder leur motivation, comme Mathieu, volontaire dans l’armée de l’Air. À 20 ans, ce Francilien vient de terminer ses deux ans de BTS services informatiques aux organisations (SIO), qui traite de la cybersécurité.
franceinfo : Fin novembre, le président de la République a annoncé la mise en place d’un nouveau service national volontaire. Quelle a été votre première réaction ?
Mathieu : C’est une bonne idée. Je suis un peu en recherche de ce que je veux faire au plan personnel. Je pense que l’armée de l’Air pourrait beaucoup m’apporter en termes de rigueur et d’exigence. Car à 20 ans, on n’est pas toujours sérieux, pas toujours droit dans ses bottes. Par exemple, apprendre à se défendre, être plus sûr de soi, ça nous renforce en fait. Bon, dix mois, ça peut paraître long, mais en soi, je pense que ça pourrait nous servir toute notre vie.
Vous pourriez ensuite vous engager ?
Éventuellement. M’engager au sein de l’armée après ce service militaire, cela fait longtemps que j’y réfléchis. Notamment après les attentats en France. J’ai dit à mes parents que j’aimerais rejoindre le RAID (unité d’élite de la Police nationale française), qui est intervenu dans le magasin Hyper Cacher, le 9 janvier 2015. J’ai toujours été cohérent avec cette idée d’engagement.
Servir, c’est une notion importante ?
Servir, oui ! Et aussi, je pense surtout à la sécurité, celle de ma famille, mes proches, pour protéger les citoyens. Je pense que la jeunesse devrait aujourd’hui se rendre compte que c’est important d’avoir ce genre d’initiatives comme le service militaire volontaire. Il y a peut-être une peur des armes, d’une guerre, se dire que s’engager, c’est peut-être partir au front…
Ce n’est pourtant pas le cas avec ce service national volontaire puisque vous servirez sur le « territoire national », comme l’a précisé Emmanuel Macron. Au fait, vous connaissez le montant de la solde ?
790 euros par mois, nourris, blanchis, logés, Ça peut nous permettre du coup de faire des petites sorties, quand on a des permissions, pour aller voir la famille et les amis…
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