Contre l’expulsion d’une famille de quatre enfants, le comité droit au logement du Bas-Rhin appelle à un rassemblement, mercredi 14 janvier à 10h, devant un centre d’accueil de demandeurs d’asile à Cronenbourg.
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Emeric Eymet
Publié le 12 janvier 2026 ·
Imprimé le 13 janvier 2026 à 02h50 ·
Modifié le 12 janvier 2026 ·
1 minute
Pas de trêve hivernale pour les demandeurs d’asile. En France, en 2026, il reste possible d’expulser des personnes de leur logement en plein hiver. C’est le cas pour une famille avec quatre enfants, originaire d’Afghanistan, sur le point d’être mise à la rue à Strasbourg. Elle est hébergée dans un centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA) du Foyer Notre-Dame. La mère est enceinte de 8 mois. Le comité du droit au logement du Bas-Rhin (DAL 67) appelle à un rassemblement contre cette expulsion mercredi 14 janvier à 10h, devant le CADA les Cèdres situé au 5 rue Jacob Meyer à Cronenbourg.
Une situation que Sylwan, membre du DAL 67, dénonce :
« On a été informés en urgence de cette situation. La famille a reçu la mise en demeure de la préfecture le 6 janvier et peut être expulsée à tout moment. Ces personnes risquent de se retrouver à la rue, parce que les services d’hébergement d’urgence sont tous saturés à Strasbourg. »
Expulsion en pleine trêve hivernale
La trêve hivernale, du 1er novembre au 31 mars empêche les expulsions de locataires. Mais cette famille afghane fait face à la dureté du traitement des réfugiés. Elle a obtenu l’asile et doit donc théoriquement quitter le centre d’accueil pour demandeurs d’asile, avec une proposition de relogement par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII).
Dans le cas de cette famille, l’OFII a proposé un relogement à Colmar, alors même que les enfants sont scolarisés à Strasbourg et que les parents y travaillent. C’est à cause de ce refus que la famille risque l’expulsion sans relogement. « Les échanges entre la famille et le CADA ont été profondément bureaucratiques. Les arguments de la famille n’ont pas du tout été entendus et la procédure d’expulsion s’applique sans discussion », poursuit Sylwan.
Contacté, le Foyer Notre-Dame n’a pas donné suite à notre sollicitation.
Y aller
Rassemblement contre l’expulsion d’une famille à l’appel du DAL 67, mercredi 14 janvier à 10h, au 5 rue Jacob Meyer à Strasbourg – Cronenbourg