© Audrey Henrion - Grégory Doucet et Renaud Payre présentent des mesures favorisant le pouvoir d'achat des locataires et propriétaires de logements.

© Audrey Henrion – Grégory Doucet et Renaud Payre présentent des mesures favorisant le pouvoir d’achat des locataires et propriétaires de logements.

Préserver le porte-monnaie des Lyonnais, sécuriser les bailleurs et agir pour la « décence thermique ». Tels sont les objectifs des mesures présentées lundi 12 janvier par Renaud Payre, vice-président en charge du logement dans l’exécutif de Bruno Bernard (Métropole de Lyon), et Grégory Doucet, maire de Lyon et candidat à sa succession. « Le logement pèse au moins 30 % des dépenses des ménages », rappelle le candidat à la Ville de Lyon pour les élections municipales 2026. Lequel entend mettre en œuvre une série de mesures pour préserver le pouvoir d’achat des habitants.

Au premier rang de celles-ci, une « garantie universelle municipale afin qu’un locataire n’ait plus à se préoccuper de trouver un garant mais puisse se reposer sur la Ville ». Grégory Doucet étend ainsi un dispositif qui existe déjà pour les moins de 30 ans. « Nous sécurisons à la fois le locataire, mais aussi le propriétaire bailleur puisque son garant n’est autre que la Ville de Lyon », précise le maire.

Municipales 2026 : une assurance habitation portée par la Ville de Lyon

Autre mesure qui permettra de créer un véritable « service public du logement », la création d’une assurance habitation municipale pour offrir des garanties « à un tarif tout à fait abordable, promet l’édile, permettant d’économiser plusieurs centaines d’euros, sécurisant le budget des familles et leur permettant justement de payer plus facilement leur loyer ».

Alors qu’à Lyon et dans la métropole, 37 % des loyers sont conformes à l’encadrement mis en place depuis 2021 sur le territoire (selon la Confédération familiale des familles de la métropole), Grégory Doucet annonce une extension de cette mesure.

Enfin, pour desserrer l’étau que constitue le logement, la liste de gauche et des écologistes vise une cible de 30 % de logements sociaux dans Lyon intra-muros d’ici 2040 (24 % aujourd’hui), soit par la construction soit par une méthode d’acquisition/rénovation de biens mis en vente. « La Ville a consacré 34 millions d’euros sous ce mandat à la construction/acquisition », avance l’élu.

Extension du réseau de chaleur urbain lyonnais

Préserver le porte-monnaie des habitants passe aussi par la baisse des dépenses de chauffage. « Nous pouvons agir concrètement sur le coût de l’énergie », expose Renaud Payre, vice-président métropolitain au logement, rappellant que le réseau de chaleur urbain s’est étendu de 100 kilomètres depuis 2020 et concerne 129 000 logements.

D’ici 2032, les élus visent 250 000 logements collectifs concernés avec l’extension de deux réseaux vers les 1er et 4e, 5e et 9e arrondissements. Le réseau couvrirait ainsi 40 % des logements collectifs selon les chiffres avancés par les candidats. Les factures énergétiques, elles, seraient allégées de 300 à 500 euros par an et par logement.

En marge de ces mesures, la Ville abonderait à un « fonds d’adaptation » déjà existant, doté d’un budget de 500 000 euros, pour permettre d’équiper les ménages en filtres pour fenêtres, volets ou ventilateurs. « Des équipements d’urgence » pour répondre à un besoin de « décence thermique », notamment lors des périodes de fortes chaleurs.