l’essentiel
Il y parle des codes masculins depuis trente ans, évoque des thèmes personnels : le musicien Djul signe un premier enregistrement solo : « Parenthèse ». Entretien.
Après avoir chanté plus de vingt ans au sein du groupe KKC Orchestra produit par Ulysse Maison d’Artistes, Julien Champreux, alias Djul, s’offre un petit détour, avec un premier EP solo, « Parenthèse ». Rencontre avec le chanteur lotois.
Ce premier EP solo, est-ce un rêve qui se réalise ou l’étape normale d’un artiste ?
Je dirais que c’est une étape normale, dans la mesure où j’ai travaillé seul tous les textes de cet album, et j’en suis très fier. Il y a longtemps que je voulais me plonger dans les codes masculins des années 90 jusqu’à aujourd’hui. Ce sont les années que j’ai connues, et c’est donc un album très lié à l’intime, où je parle de masculinité, d’amour-propre, de jouissance féminine, de PMA et de calvitie. Ce sont des thèmes très personnels mais qui parlent beaucoup aux gens de ma génération. Les musiques sont l’œuvre de deux copains, et mes potes du KKC trouvent le résultat final très bien et sont contents pour moi.
Vous vous êtes également lancés dans une nouvelle formule de concerts privés à domicile…
Je ne suis pas le seul à faire ça, mais avec ce projet, j’ai voulu créer une bulle intime plus facile à déplacer. J’arrive chez les gens avec ma bande-son, et je chante durant une heure et demie devant un public parfois très restreint. Je suis allé déjà chez certains particuliers et leurs invités, mais aussi dans les locaux d’Ulysse Maison d’Artistes, sous la halle de Figeac, chez un forgeron, etc. On est face à face, au plus près du public, et j’aime cette proximité.
Être intermittent du spectacle en 2026 relève-t-il du défi ?
C’est de plus en plus dur au fil des années, car le pouvoir d’achat diminue, et la musique, comme tout ce qui est artistique, n’est pas forcément de première nécessité. Pour cela j’ai choisi de revenir à une formule que je trouve plus juste, plus équitable. Mon EP est en écoute sur Bandcamp, à Parenthèse – Djul, téléchargeable à prix libre et accompagné d’un merchandising fait main. Cela va bousculer un peu les habitudes, mais je compte sur le bouche-à-oreille.
Et l’aventure avec le KKC Orchestra ?
Elle continue toujours, on refait de la musique ensemble. Nous sommes des artisans qui aimons prendre le temps. L’aventure avec le Collectif Passatges en Coserans a duré trois ans, aujourd’hui, on travaille dans l’ombre, et l’on n’annonce rien encore.
Pour un concert à domicile : retrouver Djul sur Instagram et Facebook ou par mail à julien.champreux@gmail.com.