• Dans une interview au « New York Times », le président américain a confié que P. Diddy lui avait demandé de le gracier.
  • L’ex-magnat du hip-hop purge actuellement une peine de quatre ans et deux mois de prison pour violences sexuelles.

P. Diddy restera en prison. Le président américain Donald Trump a dit écarter la demande de grâce présentée par l’ex-magnat du hip-hop (nouvelle fenêtre) qui purge actuellement une peine de quatre ans et deux mois de prison pour violences sexuelles (nouvelle fenêtre), dans un entretien publié jeudi par le New York Times (nouvelle fenêtre).

De son vrai nom Sean Combs, le chanteur et homme d’affaires a été condamné en octobre à 50 mois de prison pour transport de personnes à des fins de prostitution (nouvelle fenêtre), ainsi qu’à 500 000 dollars d’amende. Ses avocats ont fait appel de cette peine et de sa condamnation intervenue en juillet, après deux mois de procès.

Une demande faite « par lettre »

Il « m’a demandé de le gracier », a affirmé Donald Trump aux journalistes du New York Times qui l’interviewaient mercredi, précisant que cette demande avait été faite « par lettre ». Il leur a demandé s’ils voulaient voir la lettre, mais ne la leur a pas montrée, et a dit ne pas envisager d’accéder à cette demande, sans expliquer pourquoi, rapporte le journal. 

Le 30 mai dernier, lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, le président américain avait été interrogé sur la possibilité de gracier le rappeur-producteur, s’il venait à être condamné. « J’étudierai certainement les faits », avait-il assuré. « Je pense que si une personne est maltraitée, qu’elle m’aime ou non, ça ne devrait pas avoir d’impact sur moi. »

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Les jurés d’un tribunal fédéral de New York ont rejeté les accusations les plus graves de trafic sexuel et d’association de malfaiteurs portées contre P.Diddy, lui épargnant l’emprisonnement à perpétuité.

Rania HOBALLAH avec AFP