Le fonds VEGA Europe Autonomie livre un premier bilan semestriel contrasté mais prometteur. Entre volatilité du secteur de la défense, rebond de la santé et enjeux structurants autour de l’énergie et des infrastructures, la stratégie déployée depuis juillet 2025 commence à révéler toute sa logique. Le point d’Olivier DAVID, gérant du fonds.
La diversification sectorielle induite par la thématique de la souveraineté européenne a permis au fonds VEGA Europe Autonomie d’afficher une belle progression au cours du second semestre malgré les difficultés temporaires des valeurs de l’armement, qui restent au cœur de la stratégie de gestion. La nouvelle année démarre sur les chapeaux de roues…
Six mois d’existence, premiers enseignements
L’entrée dans la nouvelle année marque aussi les six mois de VEGA Europe Autonomie, dont le lancement, rappelons-le, est intervenu le 4 juillet 2025. L’occasion de dresser un état des lieux des dynamiques poursuivies par les différentes composantes de la souveraineté européenne telle que nous la concevons.
Disons-le sans détour, le secteur de la défense pèse encore sur la performance du fonds. Les valorisations ont grimpé jusqu’à atteindre des sommets en septembre avant de corriger au cours des deux mois suivants. Nous avons alors cherché à amortir le choc en privilégiant des sociétés aux activités civiles relativement importantes, à l’instar de l’avionneur Airbus et des motoristes Safran et Rolls-Royce, avant de revenir plus récemment vers de purs spécialistes comme Renk ou Rheinmettal.
Les pourparlers de paix en Ukraine et les incertitudes sur les engagements de dépenses des Etats européens n’ont pas fini d’engendrer de la volatilité mais nous restons convaincus, et l’actualité en ce début d’année est là pour le rappeler, que le réarmement de l’Europe va se pérenniser. Charge à nous de saisir les opportunités quand elles se présentent.
Santé, énergie et infrastructures : des moteurs de contrepoids
Dans ce contexte, la santé a fait contrepoids. Après plusieurs années de sousperformance, ce secteur de croissance, qui reste surpondéré au sein du portefeuille, se rétablit depuis 4 mois à la faveur notamment des accords conclus par certains laboratoires avec l’administration Trump pour alléger le fardeau des droits de douane.
Un autre enjeu fort de souveraineté réside dans la sécurité énergétique. Déjà mise en exergue par la volonté de l’Europe de se détourner des importations de gaz russe, elle devient de plus en plus critique à l’heure de l’électrification des usages et du développement à marche forcée des centres de données dédiées à l’IA. Le fabricant de turbines à gaz et d’équipements électriques Siemens Energy en profite pleinement, de même que les sociétés actives dans la rénovation et le développement des réseaux comme l’italien Prysmian.
Technologie, ressources de base et banques
Dans le secteur de la technologie, nous observons une dichotomie grandissante entre les valeurs de semi-conducteurs et des spécialistes du logiciel pénalisés par les craintes de concurrence inhérentes à l’avènement de l’IA.
Enfin, les secteurs les plus performants auront été les ressources de base, intégrées dans le segment du portefeuille dédié aux infrastructures au travers de valeurs comme le producteur de cuivre Aurubis et l’aciériste de spécialité Voestalpine, et les banques, dont nous nous attachons en ce début d’année à réduire la sous-pondération par rapport à notre univers d’investissement.