Ce mardi matin, le Collectif Soutiens/Migrants Croix-Rousse s’est réuni au gymnase Chanfray pour alerter sur la situation des jeunes migrants isolés remis à la rue avec la fin du plan Grand Froid. Une trentaine de personnes était présente.

Réquisitionné à partir du 31 décembre dans le cadre du plan Grand Froid, le gymnase Chanfray avait permis de doubler les capacités d’hébergement d’urgence à Lyon, passant de 110 à 200 places. Géré successivement par la Croix-Rouge puis par l’Armée du Salut, le site accueillait principalement des jeunes en recours de minorité, dont certains étaient auparavant installés au campement du jardin des Chartreux.

« Une grande précarité physique et psychologique »

Depuis le 29 décembre, le dispositif préfectoral avait élargi, de manière jugée insuffisante par les associations, les places d’hébergement d’urgence. Mais mardi 13 janvier marque la fin du plan, sans qu’aucune solution pérenne n’ait été proposée aux jeunes concernés. La veille, plus de 100 personnes étaient encore hébergées au gymnase, « tandis qu’une trentaine d’autres dormaient toujours sous tente aux Chartreux, dans un état de grande précarité physique et psychologique », annonce le collectif.

Malgré deux demandes adressées à la Métropole et à la Ville de Lyon pour une rencontre en urgence, le collectif affirme n’avoir reçu aucune réponse. Il rappelle par ailleurs que l’Assemblée nationale a voté, le 11 décembre 2025, en faveur de la prise en charge des mineurs en recours au nom du principe de présomption de minorité.

Le Collectif Soutiens/Migrants Croix-Rousse exige de la préfecture, de la Métropole et de la Ville de Lyon une mise à l’abri immédiate et durable des jeunes concernés. Ils ont été invités par la police de quitter le parvis de l’entrée de gymnase peu avant 10 heures.