Candidate à la mairie de Paris, la ministre de la culture a renouvelé son appel au «vote utile», alors deux autres candidats de droite se présentent, Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et Sarah Knafo (Reconquête!).

«Les Parisiens, c’est historique, veulent l’alternance.» C’est du moins ce qu’a assuré Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, ce mardi 13 janvier au micro de CNEWS Europe 1. «Nous avons une possibilité de changer Paris, radicalement. Je suis la candidate de l’alternante.» Au coude à coude dans les sondages avec le candidat socialiste Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint de l’actuelle maire de Paris Anne Hidalgo, Rachida Dati n’a pas ménagé ses adversaires.

«M. Grégoire a été le premier adjoint de Mme Hidalgo. Il s’est associé à M. Belliard qui s’est associé à M. Brossat. Maintenant il y a des transfuges de LFI. Ils vont jusqu’à l’extrême gauche, ils font les fonds de tiroir pour pouvoir se compter pour ne pas perdre leur siège», a-t-elle lancé. «C’est pas qu’ils veulent pas perdre Paris, ils veulent pas perdre leur siège.» La ministre de la culture a notamment pointé du doigt le dernier budget voté par la ville. «Baisse forte d’investissement sur les collèges et les lycées, sur la sécurité», a-t-elle égrené. Rachida Dati a aussi appelé de ses vœux «un périscolaire plus sécurisé», alors que plusieurs animateurs périscolaires ont été accusés d’agressions sexuelles sur des enfants dans des établissements parisiens. «Un Outreau du périscolaire», pour Rachida Dati.


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«Ils savent qu’ils ne peuvent pas gagner»

Sur le terrain financier, la ministre de la culture a dû défendre le bilan financier d’Emmanuel Macron, alors que la dette française est à plus de 3200 milliards d’euros. «Il y a eu le Covid, il y a eu une crise financière», a-t-elle plaidé, avant d’affirmer qu’elle assumait que «la santé des Français, l’emploi des Français, toute cette protection» ait été financée. «Je suis élue de Paris. Je suis pas président de la République, je suis pas premier ministre. Je suis ministre de la culture. Est-ce que le budget de la culture a baissé ? Je me suis battue pour qu’il ne baisse pas.»

Rachida Dati a enfin renouvelé son appel à un vote utile, alors que les trois candidats de droite, Pierre-Yves Bournazel (Horizons), Sarah Knafo (Reconquête!) et elle, cumulent à eux trois autour de 60% des intentions de vote. «Si on a un émiettement des voix et des votes, c’est un chèque en blanc que l’on donne à la gauche et à l’extrême gauche», a lancé Rachida Dati à l’adresse des électeurs de droite. «Je dis aux Parisiens, il faut un vote utile. Moi mes alliés, l’est des Parisiens. (…) Ils savent qu’ils ne peuvent pas gagner.»