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L’arrestation d’un homme de 46 ans relance l’enquête sur un meurtre à Toulouse. Le corps d’Abdelkader Bessehguieur, disparu depuis novembre, a été retrouvé dans un garage à vélos mi-décembre. Le mobile reste flou et les interrogations persistent.

Une arrestation dans la rue, comme à la télévision. Les hommes de la BRI, la brigade de recherche et d’investigation, ont interpellé lundi en fin de matinée à Toulouse, un homme âgé de 46 ans. Cet individu faisait l’objet de recherches depuis un mois, après la découverte d’un corps sans vie dans un garage à vélos d’une résidence du quartier Rangueil, à Toulouse.

La victime, Abdelkader Bessehguieur, était recherchée depuis la fin novembre. La mère de ses enfants avait même demandé à La Dépêche du Midi la diffusion d’un appel à témoins, inquiète de ne plus avoir de nouvelles de cet homme de 42 ans, disparu à la veille de l’anniversaire d’une de ses filles.

Tué d’une balle dans la tête

Cette femme, à force de tourner de commissariat en service d’urgence sans obtenir de nouvelles, s’inquiétait. La suite lui a malheureusement donné raison. Son compagnon a été retrouvé mort le samedi 13 décembre dans une résidence de l’avenue de Rangueil où il avait l’habitude de retrouver des « amis » dans un appartement. Le locataire de ce petit appartement au rez-de-chaussée, « un homme à problèmes » selon ses voisins, l’accueillait régulièrement. Cet homme était vite devenu le suspect numéro 1 dans ce dossier.

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Cet homme, facilement décrit comme « marginal », avait disparu. Son appartement, possible scène de crime, a été placé sous scellé après la découverte du corps de la victime, tuée d’une balle dans la tête, qui avait été déplacé à l’écart des regards, dans le garage à vélos secondaire de la résidence. « Parfait pour cacher un cadavre », avait confié un voisin aux policiers sans imaginer ce qu’il allait découvrir en ouvrant la porte avec les enquêteurs de la division de la criminalité organisée et spécialisée derrière lui.

Un couple également arrêté

L’autopsie a montré que la victime avait été tuée d’une balle dans la tête. Pourquoi ? Dans quelles circonstances ? Autant de questions en suspens après l’arrestation du suspect numéro 1. Un homme qui ne s’est guère montré bavard lors de ses premières auditions, bien loin de reconnaître son implication.

La résidence de l’avenue de Rangueil où a sans doute été commis le crime.

La résidence de l’avenue de Rangueil où a sans doute été commis le crime.
DDM, archives – L. D.

Un couple a également été interpellé hier, peu de temps après l’arrestation du suspect. Une femme et un homme qui pourraient avoir « aidé » le tueur. « Pour déplacer un corps, impossible d’agir seul », lâche une source proche du dossier pour motiver ces nouvelles arrestations.

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Quant au mobile du crime, les enquêteurs qui travaillent sous commission rogatoire d’une juge d’instruction toulousaine depuis trois semaines, restent prudents. « Faut-il un mobile ? Il peut être tristement très futile », avance un observateur. Dans un milieu où l’alcool se mélangeait souvent avec les stupéfiants, la moindre contrariété peut virer au drame.

Aujourd’hui, les gardes à vue ont été prolongées.