Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier, a présenté ses vœux ce mardi 13 janvier. L’occasion de faire le bilan des actions réalisées, mais aussi de se projeter sur les projets à venir.
« Ce que l’on peut nous souhaiter pour 2026 ? Un budget, bien sûr, un peu plus de considération, évidemment, mais surtout une nouvelle loi de programmation sur l’enseignement supérieur public. Il faut un débat profond sur notre rôle dans la société ! » Ainsi se sont conclus, ce mardi 13 janvier, les vœux du président de l’Université. Devant un palais des sports de Veyrassi bien rempli, et face aux représentants du monde politique, économique, académiques et du corps enseignant, Philippe Augé n’a pas dérogé à la règle du bilan.
L’appel à une réflexion sur le rôle des universités
Celui qui vient d’être réélu sur un poste qu’il occupe depuis 2015 débute par un constat. Comme en 2025, les universités Françaises entament leur année civile dans un flou budgétaire, faute de budget voté par l’Assemblée. Comme en 2025, l’Université de Montpellier devra supporter les coûts financiers des mesures non compensées par l’État (à hauteur de 16 millions d’€). « Et toujours ce manque de confiance dont on fait preuve à notre égard, malgré notre légitimité issue d’élections, et qui se traduit par des enquêtes, des contrôles, des process… La France des procédures contre celle des projets ! »
Reste qu’il y en a de beaux, des projets, à mettre au crédit de l’année écoulée. Le développement des thématiques environnementales dans les formations dispensées aux futurs ingénieurs de Polytech ; le lancement en collaboration avec la Région, la Métropole et le CHU d’IA Montpellier Méditerranée autour de l’intelligence artificielle ; l’acquisition de la Chapelle de la visitation et sa mise à disposition des étudiants de la faculté de Droit et de Sciences Politiques ; ou encore la restauration du portail historique du jardin des plantes, propriété de l’Université.
Une feuille de route pour 2026
Et pour 2026 ? « Une nouvelle équipe a été élue. Elle devra élaborer un nouveau contrat d’établissement avec le ministère pour janvier 2027, en mettant toujours en avant notre ancrage territorial et notre diversité de formation, détaille Philippe Augé. Nous voulons également mettre l’accent sur les sciences ouvertes, pour que nos connaissances soient mieux diffusées auprès du grand public. Comme en 2025, nous aurons un œil attentif à la condition étudiante, sur les questions de santé et de précarité. Enfin, côté immobilier, un nouveau restaurant universitaire doit voir le jour sur le campus de Saint-Priest. »
Pour rappel, l’Université de Montpellier accueille 51 000 étudiants au sein de 17 structures : huit facultés (dont celles de Droit, de Médecine, d’Économie ou d’Éducation), sept instituts (IAE, IUT de Montpellier-Sète, Béziers et Nîmes, Montpellier Management…) et deux écoles.