L’US Carcassonne présente en cette seconde partie de saison, un calendrier favorable… À condition de faire le job ! Au profit de huit réceptions (dont trois face à des adversaires directs) et six déplacements, les Canaris gardent leurs chances de maintien intactes.

L’état des lieux en bas de classement de Pro D2.
L’Indépendant – Infographie
Depuis la semaine passée, les Carcassonnais ont entamé la phase retour de leur championnat. Et si même leurs plus inconditionnels supporters n’attendaient franchement pas grand-chose de leur première échéance 2026 à Oyonnax, le voyage à vide de leurs protégés (défaite 33-7) ne les a ni surpris, ni surtout ébranlé dans leurs espoirs de maintien.
Il faut dire que l’intérêt était ailleurs. Notamment au match suivant et à la réception des Dacquois en fin de semaine au pied de la Cité (ce vendredi à 19 h 30). Des Landais qui font justement partie des concurrents à la relégation. Et sans vouloir mettre de pression inutile sur quiconque, ce soir-là, il ne faudra pas se louper. Car une évidence s’est faite au terme de la première ligne droite : à l’intérieur même de cette compétition qu’est la Pro D2, l’US Carcassonne (16e avec 17 points) va disputer SON propre championnat.
Un championnat réduit à quatre clubs avec Béziers (13e, 22 points), Dax (14e, 21) et Mont-de-Marsan (15e, 18) Trois formations qu’elle aura justement l’avantage d’accueillir. Dans une moindre mesure, ajoutons un quatrième larron, Biarritz (12e, 26 points). Des Biarrots qui présentent le désavantage de devoir encore se déplacer à Dax, Mont-de-Marsan et Béziers, alors qu’ils recevront Carcassonne à l’occasion de la 30e et dernière journée le 15 mai prochain.
6 déplacements, 8 réceptions à venir pour l’USC
Lanterne rouge au terme d’une phase aller qui les a vus se produire davantage loin de leurs bases qu’à domicile (7 déplacements, 8 réceptions), les Canaris bénéficieront donc d’une phase retour contraire, censée leur être plus favorable. Du moins sur le papier.
Car s’ils vont passer plus de temps sur leur pré de Domec que sur ceux d’adversaires, ils devront aussi et surtout obligatoirement se montrer plus performants dans les quatre mois à venir qu’ils ne l’ont été lors des quatre précédents. Et notamment au pied de la Cité, où, jusqu’alors, ils n’ont connu que deux succès en sept matches (contre Oyonnax 19-17, puis Soyaux-Angoulême 35-31).
À première vue, et sans surtout vouloir dénigrer quiconque, les Dax (le 16 janvier), Aurillac (27 février), Mont-de-Marsan (27 mars), Béziers (24 avril) voire Nevers (le 20 février), Grenoble (10 avril) et Brive (8 mai) semblent plus jouables que Vannes (1er), Colomiers (2e) ou encore Valence-Romans (4e) et Agen (7e), en pleine bourre lors de leurs venues à Domec.
7 déplacements, 7 réceptions pour Béziers, Mont-de-Marsan et Dax
Des formations actuellement classées dans les quatre dernières de la Pro D2, Carcassonne aura l’avantage de recevoir le plus grand nombre de fois (8 contre 7 pour ses concurrents). Qui plus est ses concurrents directs ! L’US Dax aura pour sa part le handicap de se déplacer chez ses trois rivaux : Carcassonne, Béziers, Mont-de-Marsan. Enfin, si on s’en tient au calendrier proprement dit, on ne peut pas dire qu’une formation dispose d’un calendrier plus favorable que l’autre.
En effet, ni les Biterrois, ni les Dacquois, ni les Montois, pas plus les Carcassonnais, ne devront faire face à la venue de plusieurs cadors de la compétition sur leurs terres. La plus grosse difficulté pour l’USC, l’ASBH et l’USD sera Provence Rugby, pour le Stade Montois, Valence Romans. En conclusion, il est fort à parier que le maintien en Pro D2 se joue dans un mouchoir de poche. À moins que d’ici là, l’Autorité de régulation du rugby (A2R) ne s’en mêle encore en pénalisant l’un de ces clubs…