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1 Emme : pas de « grand débat »
Opposée à l’implantation d’une raffinerie de nickel et cobalt à Parempuyre et Blanquefort, l’association environnementale Sepanso réclame un « vote explicite » de Bordeaux Métropole avant la remise des conclusions de l’enquête publique, laquelle s’achève le 15 janvier. En septembre dernier, la Métropole avait voté 23 « exigences de garanties » nécessaires à la bonne marche du projet. « C’est l’un des projets les plus débattus sur le territoire et à proximité, à travers des réunions obligatoires ou par la volonté des maires et des porteurs de projet, répond Christine Bost. On s’est déjà prononcé. Je n’organiserai pas de grand débat supplémentaire dans une période fragilisante », à savoir la campagne des municipales.
Et d’assurer, contrairement aux observations de la Sepanso, être « à 97 % satisfaite » des retours d’Emme : « On est en train de coécrire un courrier avec le maire de Bordeaux pour obtenir quelques petites précisions », notamment « l’existence du comité de suivi ». Relancée, elle précise : « Je n’ai jamais vu un sujet autant progresser entre les premiers échanges et là où nous en sommes arrivés. »
2 Les chiffres du stade
Quelques mots sur le stade. La reprise en régie du stade Atlantique, le 1er août 2025, faisait partie du discours préliminaire de la présidente. Où l’on apprend que « la greffe a vraiment très bien pris avec les équipes de SBA [Stade Bordeaux Atlantique] », l’ex-exploitant, mais surtout que l’équipement « fonctionne bien, avec un budget maîtrisé ». Du temps de SBA, le coût annuel s’élevait à 7,3 millions d’euros pour la collectivité, sans compter la rallonge de 3,3 millions qu’avait demandée en vain l’exploitant, précipitant le passage en régie. Une ponction de 10,6 millions d’euros qui n’aura donc pas lieu et que Christine Bost oppose volontiers à un prévisionnel sur dix-sept mois, d’août dernier à décembre 2026, nécessitant une subvention d’équilibre de « 6,7 millions d’euros ». L’écart de 3,9 millions est à mettre au crédit d’un programme plus fourni mais qui interroge encore la présidente : « Il nous semblait que des choses n’étaient pas transparentes. »
Une bonne nouvelle peut en cacher une autre : « Les Girondins honorent leur redevance annuelle [1 million d’euros, NDLR], c’est une info. Quand ils gagnent, on gagne. »
3 Trafic auto et tram
Christine Bost a sous la main le baromètre des mobilités 2025, état des lieux de l’utilisation des modes de transports à l’échelle de l’agglomération, fondé sur des compteurs de la Métropole et, pour la rocade, de la Direction régionale des routes Atlantique (Dira). Le trafic routier n’a pas bougé par rapport à l’année précédente et le temps des parcours routiers, qui permet de mesurer la congestion du trafic, a augmenté de 1 %, en ligne avec le rythme annuel observé depuis 2019. « Ce n’est pas un si mauvais chiffre », commente Christine Bost.
Autres chiffres 2025 : + 6 % de cyclistes, + 3 % de passagers dans les transports en commun. L’entrée en service parfois délicate des nouvelles lignes de tram E et F ne lui a pas échappé : « Elles ont connu des débuts un peu difficiles », convient la présidente de Bordeaux Métropole. « Mais c’est sans doute la vraie révolution de notre réseau de transports en commun, avec un cadencement considérablement amélioré », du moins « dans son intention » : « Dans quelques semaines, on pense pouvoir atteindre la cible. »
4 La Métropole, « une très belle machine »