Chieri – VNVB

Ce mercredi à 20 h

Jouer une Coupe d’Europe, sur le papier, c’est génial. Le revers de la médaille, c’est que cela coûte un peu d’argent ! Le VNVB est bien placé pour le savoir. « Dès le mois d’avril, on doit programmer notre budget pour la saison prochaine », explique le vice-président Fabien Pelc. « On prévoit large pour rester dans nos frais. » Cette année, pour le premier déplacement à Lisbonne, Vandoeuvre Nancy a ainsi dû faire des choix. « On est parti en avion car c’était moins cher, mais également moins long. »

Cette fois, pour se rendre à Chieri, il a fallu choisir le type de bus. « L’an dernier à Maribor (Slovénie), nous étions partis avec un bus couchette. Mais cette année, le tarif passait du simple au double ! On a donc opté pour un bus avec des sièges inclinables. »

Optimisation du temps

Cette année, hasard du calendrier, le VNVB a souvent eu la chance de pouvoir faire d’une pierre deux coups, en enchaînant la Coupe d’Europe et une rencontre de championnat sur le trajet retour. « Cela réduit aussi les dépenses. Ça fait de longues semaines, mais on optimise au maximum. »

Après le match en Italie, jeudi, les joueuses se rendront ainsi directement à Chamalières, où elles joueront samedi. « On gagne aussi une nuit d’hôtel, puisqu’elles rentreront dans la nuit de samedi à dimanche, après le match. La Coupe d’Europe, c’est des dépenses, mais ça nous apporte de la visibilité et ça nous permet d’attirer des joueuses aussi. »

Les recettes supplémentaires compensent assez peu cet investissement. « Les seules recettes qu’on a, ce sont la billetterie et la buvette. Ça fait rentrer un peu d’argent dans les caisses du club, mais on n’est pas à l’équilibre. »

Globalement, un tour de Coupe d’Europe coûte une quinzaine de milliers d’euros. Parce qu’en plus du déplacement, l’accueil de l’adversaire coûte également de l’argent. « Il faut payer les arbitres, les accueillir dans les meilleures dispositions. Certaines équipes jouent bien le jeu… Nous, ici en Italie, on est sur un hôtel trois étoiles mais qui ne les vaut pas, à 40 minutes de la salle, alors que chez nous, les équipes sont souvent accueillies avec tout à 5 minutes. Mais je ne veux pas me focaliser là-dessus… »

Dommage quand on sait que chaque minute coûte son pesant d’or, surtout en Coupe d’Europe.