Par

Thibault Nadal

Publié le

13 janv. 2026 à 18h26

Pour Cécile, c’est la goutte de trop, celle qui fait déborder le vase. Ce vendredi 9 janvier 2026, une fête de mariage était organisée dans une salle en face de son domicile, situé sur le boulevard des Neiges dans le 8e arrondissement de Marseille. La quadragénaire raconte que la célébration a très vite dérapé. « Après plus d’une heure de bruits, de klaxons et de musiques à fond, mon mari décide d’aller à leur rencontre ». Face à eux, elle explique ce dernier reçoit immédiatement des menaces de mort et des insultes. « C’était à base de : ‘je vais te tuer’ ou ‘nique ta mère‘ », raconte-t-elle à actu Marseille. Le point d’orgue d’une situation qui dure depuis l’été dernier et qui trouve comme dénominateur commun, la salle Casa Bianca.

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« Des semaines qu’on n’en peut plus »

Ouverte depuis le mois de juin 2025, la salle Casa Bianca cause beaucoup de soucis à ses voisins. « Cela fait des semaines qu’on n’en peut plus, c’est un bazar pas possible », raconte Cécile qui habite juste en face depuis cinq ans, avec son mari et son fils.

Restauratrice dans la vie, elle raconte un quotidien totalement chamboulé par les nuisances causées par cette salle.

On doit subir jusqu’à minuit-1h du matin tout et n’importe quoi. On se demande comment cette salle fait pour exister.

Cécile
Habitante du 8e arrondissement de Marseille

Bruits, insécurité, saleté…

Des nuisances qui sont multiples, à l’écouter : « La musique est très forte et les portes sont régulièrement ouvertes lorsque les gens vont fumer à l’extérieur. » Pour étayer ses propos, elle raconte que lors d’un dîner organisé à son domicile, il était impossible d’écouter la musique, tellement celle de la salle était puissante.

La question du stationnement est aussi devenue centrale dans la rue, avec des voitures « garées n’importe comment ». Tout comme sa saleté avec du « vomi, de la pisse et des déchets » partout. « La rue est devenue une poubelle à ciel ouvert », déplore Cécile qui regrette que ces occupants « ne respectent rien ».

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Enfin, la femme de 42 ans explique que cette salle « attire des groupes de racailles » et que cela fait régner un « sentiment d’insécurité », dans ce quartier situé à deux pas des plages.

Une police absente ?

Pour tenter de mettre fin à cette situation devenue « insupportable », Cécile affirme multiplier les appels à la police. « On n’arrête pas, mais elle ne vient jamais et elle est difficile à joindre. »

Alors, l’option de vendre son appartement est désormais sur la table. « On l’envisage », reconnaît Cécile.

Avant d’arriver à cette solution, elle explique, avec d’autres habitants, avoir contacté le Comité d’intérêt de quartier (CIQ) de Bonneveine-Vieille Chapelle. La présidente Christine La Rocca explique avoir fait de nombreux signalements à la mairie de secteur, mais aussi à Yannick Ohanessian, adjoint à la Sécurité de Benoît Payan.

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Un contrôle bientôt effectué par la police municipale

Contactée par actu Marseille, la Ville assure que les demandes ont été transmises aux services administratifs de la police municipale.

Consciente de la lenteur des démarches, elle réaffirme que « le dossier a été pris en main » et révèle qu’un contrôle va bientôt être effectué sur place par la police municipale.

Le gérant de la salle Casa Bianca n’a pas répondu à nos sollicitations.

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