Que s’est-il passé ce week-end au CHU de Rennes ? Deux patients sont décédés sur des brancards alors qu’ils attendaient aux urgences, dans la nuit de dimanche à lundi 12 janvier. Si la Fédération hospitalière de France (FHF) estime que les hôpitaux français tiennent bon, les soignants bretons ne sont pas de cet avis. Entre l’épidémie de grippe, les urgences habituelles et la grève des médecins libéraux, ils ne s’en sortent plus.
La direction assure mener une analyse approfondie, avant d’ajouter que les décès font partie de la réalité hospitalière, l’établissement accueillant quotidiennement des patients dans des situations critiques.
Des couloirs bondés
Lionel Lepagneul, secrétaire adjoint de la CGT du CHU, pointe, lui, une situation « inédite ». Quand il arrive sur son lieu de travail ce jour-là, les couloirs sont chargés de brancards et ses collègues sont débordés. « Quand je suis arrivé, on m’a dit : ‘bienvenue en enfer' », se souvient-il, au micro de RTL.
Pour le moment, on ne sait pas si la surcharge de travail du personnel soignant est responsable de ces décès. « Selon les premiers éléments de la direction, un patient était en fin de vie », rapporte Lionel Lepagneul.
Dans les dernières 24 heures, l’activité des urgences à Rennes a explosé. En plus de l’épidémie de grippe et de la grève des médecins généralistes, les urgences de Saint-Grégoire et de Cesson, en périphérie de Rennes, sont fermées. Du personnel a été rappelé en urgence, des lits supplémentaires ouverts et un poste médical avancé installé.
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