Ils n’auront donc pas réussi à récidiver après leur dernier voyage sur l’Ile Lacroix soldé par un succès à l’issue de la séance des tirs au but (NDLR : 2-3, tab le 30 novembre dernier) mais ils ont malgré tout montré beaucoup de cœur à l’ouvrage et de résilience.
Un air de play-offs
La troupe d’Olivier Dimet a mis en effet beaucoup d’énergie et de rythme dans le premier tiers, où Loïc Farnier en infériorité numérique lançait idéalement les grandes manœuvres (0-1, 12’10). Après ce coup d’éclat et ce démarrage mené tambour battant, les Boxers rentraient progressivement dans le rang. S’ils ont longtemps pioché dans le dernier geste, les artilleurs seinomarins trouvaient la parade pour reprendre le pouvoir (2-1, 31’13). Balloté et sur un fil, Bordeaux avait le mérite malgré une domination sans partage des locaux de s’accrocher, à l’instar de l’égalisation de Maxim Lamarche (2-2, 33’14).
Les Bordelais, quatrièmes, comptent désormais 9 points de retard sur Rouen, leader du championnat
Si un hold-up commençait à se faire sentir quand Quentin Papillon multipliait les prouesses (35 arrêts au total), l’implacable formation rouennaise avait encore des réserves. Après une entame de la troisième période à sens unique à 9 tirs à zéro, Rouen attendait son heure avant de porter l’estocade, pas qu’une fois mais à quatre reprises en quatre minutes. En 39 secondes, ces derniers craquaient à deux reprises, perdant de vue définitivement le leader du championnat (4-2, 50’12).
Après avoir défendu comme des meurt-de-faim, Bordeaux n’avait plus le moral et la fraîcheur physique pour mettre à mal la furia rouennaise, si bien que le festival offensif se poursuivait avec deux nouvelles réalisations (6-2, 53’48). Si le score était lourd et ne reflétait pas la solidarité bordelaise, il confirme qu’à l’approche des play-offs, les grosses écuries du championnat ne laissent plus rien passer. Les Bordelais ont d’ici la fin de saison régulière quatre matchs contre les trois « gros » pour en faire de même.