L’ex-maire de Levallois-Perret a notamment été condamné en 2023 à quatre ans et demi de prison pour avoir dissimulé avec son épouse, Isabelle Balkany, quelque 13 millions d’euros d’avoirs au fisc de 2007 à 2014.
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Publié le 13/01/2026 22:38
Temps de lecture : 3min

L’ex-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, le 4 avril 2023 à Nanterre (Hauts-de-Seine). (EMMANUEL DUNAND / AFP)
Le tribunal d’application des peines d’Evreux a accordé lundi 12 janvier à l’ex-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, la libération conditionnelle pour les dix-huit mois de prison qu’il lui reste à purger après sa condamnation en 2023 pour plusieurs délits financiers. Agé de 77 ans, l’ancien député LR des Hauts-de-Seine pourra purger le reliquat de sa peine à son domicile actuel à Giverny (Eure). Il avait été condamné en 2023 à quatre ans et demi de prison pour avoir dissimulé avec son épouse, Isabelle Balkany, quelque 13 millions d’euros d’avoirs au fisc de 2007 à 2014.
Egalement reconnu coupable de déclaration incomplète ou mensongère de sa situation patrimoniale et prise illégale d’intérêts, il avait en outre été condamné à une amende de 100 000 euros et déclaré inéligible pendant 10 ans. De cette condamnation, entièrement confondue avec une autre de mars 2020 à quatre ans de prison dont un avec sursis, il ne restait que 18 mois à purger après plusieurs périodes d’incarcération, de détention sous bracelet électronique et de liberté conditionnelle.
« Cette décision marque la fin d’une décennie de calvaire judiciaire pour Patrick Balkany », a réagi auprès de l’AFP son avocat, Robin Binsard. Lors de l’audience, le parquet avait requis que Patrick Balkany soit placé sous bracelet électronique à domicile pendant huit mois, préalablement à dix mois de libération conditionnelle. Ces réquisitions tenaient notamment compte « des antécédents de M. Balkany ».
Le tribunal a lui jugé que cette libération conditionnelle pouvait lui être accordée dès à présent en raison des motifs précédemment invoqués dans une décision en 2022. Ces motifs sont « d’autant plus caractérisés aujourd’hui notamment s’agissant de son âge, de son état de santé et du faible risque de récidive, du respect de la mesure par l’intéressé [et] de l’effort financier » fourni, détaille encore la décision. Le tribunal a néanmoins décidé d’allonger la durée de probation d’un an, soit jusqu’au 12 juillet 2028, « compte tenu de l’importance des sommes dues » et pour s’assurer de leur remboursement, comme demandé par le ministère public.
S’il a été définitivement déclaré inéligible par la cour d’appel de Paris en 2023, l’ancien baron des Hauts-de-Seine reste très impliqué dans la politique locale, à quelques mois des élections municipales. Lundi, il s’est désolidarisé de Jérôme Gauliard, le candidat de droite qu’il soutenait dans la course à la mairie de Levallois-Perret, selon un communiqué de ce dernier.