Dans des conditions idéales, un ailier peut espérer recevoir beaucoup de ballons. Mais le match de dimanche à Mayol face au Munster a été tout l’inverse pour l’ailier Toulonnais Gaël Dréan.
Les montées défensives irlandaises ont empêché les Toulonnais de déployer leur jeu, et les centres comme les ouvreurs ont rarement pu décaler leurs pointes.
Ferté et Dréan ont donc dû patienter avant d’avoir de l’espace. Le deuxième a finalement trouvé une brèche au retour des vestiaires.
Dix minutes après la reprise, Dréan a été lancé par Sinzelle dans le dos de la défense. La passe étant un peu basse, il a dû ajuster sa course, mais a réussi à éviter la touche sur 40 mètres. Arrivé dans le couloir du Munster, à l’arrêt, il s’est retrouvé face à Jack Crowley.
Dréan a alors tenté un petit coup de pied par-dessus l’ouvreur international. À l’entrée des 22 mètres, après un rebond favorable – situation souvent vue avec les ailiers dotés d’un gros sens du jeu – il a ensuite filé dans l’en-but malgré le retour de Calvin Nash.
Ce geste a rappelé pourquoi son nom revient de plus en plus dans les discussions lorsqu’il s’agit de citer les meilleurs ailiers du moment. « Il est impressionnant », juge Marc Andreu dans les colonnes de Midi Olympique.
« Il sent vraiment bien les coups, et il les finit bien notamment grâce à sa vitesse. » Pour le moment, Dréan n’a participé qu’aux rassemblements en groupe élargi avec le XV de France. Les observateurs savent toutefois qu’il est suivi de près.
« Devant lui, en équipe France, il a deux monstres avec Bielle-Biarrey et Penaud », poursuit l’ancien international (7 sélections). « Ce sont des extraterrestres. Mais, honnêtement, il n’est vraiment pas loin. Si ça arrive, je ne serais pas surpris. »
En attendant, Dréan continue d’empiler les statistiques en club avec neuf essais en douze matchs cette saison.