Ce mardi soir, dans les locaux de Midi Libre, s’est tenue la conférence de presse de rentrée de l’Open d’Occitanie (1er-8 février). L’occasion de saluer la singularité d’un tournoi qui commence à se tailler une solide réputation.
C’est reparti pour un tour. L’Open d’Occitanie (1er-8 février), seize années d’existence, poursuit bon an mal an sa croissance, avec l’ambition de s’imposer comme le fleuron des tournois ATP 250. Pour satisfaire ce devoir d’excellence, Il y a un label à défendre, une réputation à consolider et, bien sûr, une assiette financière à respecter, fragile équilibre qui a failli avoir la peau du tournoi l’an dernier. « Il ne reste plus que trois tournois ATP en France et Montpellier en fait partie avec Lyon et le Roller Paris Master, se félicite Kamel Chibli, vice-président de l’Occitanie en charge des sports. On peut parler désormais d’événement iconique. On a démontré qu’on avait largement notre place. On peut encore grandir. »
Une place consolidée l’an dernier par le Conseil régional et l’Agglomération du Pays de l’Or, représentée hier par son président Stéphan Rossignol, maire de la Grande-Motte. « On est là en soutien financier, c’est une chance pour le rayonnement de notre territoire », a confié ce dernier, tandis que la dotation globale du tournoi s’élèvera à 612 000 euros et que les retombées indirectes sur la Région avoisinent les plus de dix millions d’euros.
Fils, Cazaux et Wawrinka en vedette
Des chiffres encourageants, qui autorisent à voir plus grand au regard du record d’affluence battu l’an dernier avec 60 000 spectateurs recensés en une semaine. « La pérennité du tournoi est assurée, on est dans notre rythme de croisière », assure Samir Boudjemaa, directeur général de TV Sports Events et grand architecte de l’organisation.
Et de valider ses dires par la singularité d’un tournoi mêlant compétition et animations en un seul lieu, à la Sud de France Arena. « C’est presque unique au monde, et c’est très recherché par le public et les joueurs. L’Open d’Occitanie, ce n’est pas seulement un tournoi de tennis mais c’est aussi une plateforme de lien social, un lieu de vie de 11 heures à 1 heure du matin. » Preuve en est le village partenaires de 4000 m2, animé chaque soir par un concert.
Voilà pour les coulisses. Ne restait plus qu’à être au diapason sur le plan sportif. « Ce n’est jamais évident de constituer un plateau de qualité mais je suis satisfait », argue le directeur du tournoi Sébastien Grosjean, citant pêle-mêle l’espoir tricolore Arthur Fils, qui effectuera son grand retour à la compétition après six mois d’absence, le Suisse Stan Wawrinka (40 ans), inusable champion et ancien triple vainqueur en Grand Chelem, ou encore l’ex-numéro un français Hugo Humbert, excellent joueur indoor.
Le satisfecit n’aurait pas été complet sans l’évocation des « locaux » de l’étape, le fantasque Arthur Cazaux et la révélation Valentin Royer. « Cazaux est un magnifique ambassadeur », s’enthousiasme Grosjean, pour qui la finale idéale opposerait un Français à une tête d’affiche. Les paris sont pris.