La Visma-Lease a Bike tenait sa présentation d’équipe, ce mardi 13 janvier, en Espagne. L’occasion pour la dernière vainqueure du Tour de France femmes, Pauline Ferrand-Prévot, de présenter son programme pour la saison 2026. Strade Bianche, Tour des Flandres, Liège-Bastogne-Liège entre autres avant le Tour de France et les mondiaux, pas de Paris-Roubaix, la française se confie sur ses ambitions.
Pauline, après une saison 2025 plus qu’exceptionnelle, qu’est-ce que vous attendez de 2026 ?
Essayer de gagner plus. C’est vrai que l’année dernière c’était une saison un peu test. Notamment sur le début de saison, on ne savait pas trop ce que ça allait donner. Après, j’ai trouvé mes marques et j’ai été super bien pour le tour. Mais j’ai l’impression que je peux avoir l’état de forme que j’avais au Tour, sur les classiques. Ça va être se préparer pour les classiques, faire un break et après se préparer pour le Tour de France. Trois grands blocs avec aussi les championnats du monde. L’objectif c’est d’avoir trois pics de forme pendant la saison. Donc ça va être un challenge.
Un programme avec moins de courses mais plus de grosses courses…
Exactement. Je me suis rendue compte que je n’aimais pas forcément courir mais que j’aime gagner. Donc il a fallu trouver un compromis entre les deux parce que je suis obligée de faire quelques courses quand même. Mais s’aligner sur des grandes courses pour les gagner, c’est vrai que c’est l’objectif de ma saison. Je ne trouve pas de motivation à faire des plus petites courses. Je l’ai vu l’année dernière. Si on me met sur des courses où je ne suis pas vraiment à 100%, c’est vrai que j’ai du mal à être moi-même et que je prends moins de plaisir. Donc autant essayer de faire des grandes courses et de les remporter.
Vous ne tenterez pas le doublé sur Paris-Roubaix, pourquoi ?
Pas de Paris-Roubaix, non. Ça, je le laisse pour Marianne (Vos). Je serai en stage en altitude. Si je veux être bien pour Liège notamment, il faut que je fasse un full bloc en altitude. C’est pour ça qu’on fait l’impasse sur Paris-Roubaix. Mais non, c’est bien aussi de changer un peu de programme et de faire autre chose.
Vous vous êtes fait opérer de la cheville, comment ça va ?
La cheville, ça a pris du temps à se remettre. J’ai vraiment été à l’arrêt pendant cinq semaines, je n’ai rien fait du tout. Mais je pense que ça m’a fait aussi du bien physiquement de récupérer, de pouvoir profiter, de faire autre chose, de voir ma famille. Et puis aussi déconnecter un peu de toute cette ferveur publique qui a été incroyable mais qui a été vraiment preneuse en énergie. J’adore partager avec les gens. Mais au bout d’un moment, c’est vrai que ça prend énormément d’énergie et que tu ne peux pas être partout.
Vous vous projetez déjà sur le Tour de France ?
L’année dernière, c’était incroyable. Et c’est vrai que tout de suite après le Tour, je me suis dit – je ne sais pas si je suis prête à revivre toute cette préparation – et en fait, après un hiver où j’ai bien récupéré physiquement, mentalement, je me sens prête pour repartir de plus belle et d’essayer d’aller gagner une seconde fois.
Propos recueillis par Maria Azé, à La Nucia (Espagne)