Invité de BFMTV, ce mardi matin, Christian Estrosi était interrogé sur le procès en appel de Marine Le Pen, dans l’affaire des assistants parlementaires.
Le maire de Nice a plaidé pour la suppression de l’exécution immédiate des peines d’inéligibilité. Pour cela, il a appelé le Parlement à faire machine arrière sur cette loi.
« Au-delà du jugement qui doit suivre son cours naturellement, je suis extrêmement favorable à ce que le Parlement décide de réformer cet aspect de notre Code pénal (…) Il faut la supprimer», a expliqué le Maire de Nice face à Apolline de Malherbe.
« Les magistrats eux-mêmes doivent le comprendre, je pense qu’ils sont, pour beaucoup d’entre eux gênés par cette disposition. Naturellement, ils sont légitimes à dire : ‘écoutez, c’est le Parlement qui en a décidé ainsi, nous, nous faisons qu’appliquer les dispositions du Parlement. Que le Parlement revienne en arrière », ajoute-t-il. « Ça s’est appliqué de manière injuste à mon ami Hubert Falco », a confié l’édile.
L’idée d’une dissolution ? « Un chantage du gouvernement »
Sur un autre sujet apparu ces derniers jours, la dissolution de l’Assemblée Nationale, Christian Estrosi a dénoncé « un chantage du gouvernement ».
Quant à la colère des agriculteurs, « cela fait des décennies que la France a cédé des pans entiers de nos normes européennes (…) C’est un problème d’une Europe qui ne fonctionne pas comme elle devrait fonctionner et d’une France qui n’a pas su se faire entendre », a indiqué Estrosi.

Selon lui, les agriculteurs français peuvent « exprimer » mais « bloquer en est une autre ». « Je soutiens la colère mais je ne peux pas soutenir un mouvement qui met en difficulté d’autres pans de notre économie », a précisé ce dernier.