Ces derniers mois et ces dernières années, plusieurs départs de feu spontanés dans des bus ont été constatés en Ile-de-France. Une série d’événements qui peut interroger. Elle interpelle en tout cas les élus régionaux de la Gauche Communiste, Écologiste et Citoyenne.

Des dizaines de bus concernés

« Depuis mai 2023, d’après nos informations, au moins 14 bus ont été victimes de départs de feu spontanés sans intervention extérieure, dont 10 sur la voie publique et en exploitation commerciale », recense Céline Malaisé, la présidente du groupe d’opposition, précisant que « les autres départs de feu sont survenus dans des dépôts de bus ».

Ces événements sont survenus Porte de Clignancourt le 8 mai 2023, à Paris Landy le 16 août 2023, Porte d’Orléans le 3 septembre 2023, à Aubervilliers le 17 décembre 2023, Porte des Lilas le 26 janvier 2024, à Deuil-la-Barre le 2 septembre 2024, à Gennevilliers le 9 janvier 2025, Place de Clichy le 17 mai 2025, à Malakoff le 5 août, à Massy le 7 août, à Aubergenville le 13 octobre, à Montreuil le 4 novembre, ou encore à Neuilly-Plaisance et au Raincy les 2 et 10 décembre derniers.

« Des causes mécaniques ont été avancées pour expliquer ces événements », rapporte Céline Malaisé. Or « s’ils restent exceptionnels, ces incendies suscitent de l’inquiétude auprès des machinistes, des agents de la maintenance et des usagers », relaie la conseillère régionale, soulignant que ces incendies ne se limitent pas à un modèle de bus et concernent plusieurs exploitants.

Une demande qui peine à être entendue

Préoccupé par ces incidents, le groupe de la Gauche Communiste, Écologiste et Citoyenne a exprimé son inquiétude lors du conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités du 10 décembre dernier et demandé une mission d’enquête « afin d’objectiver ce phénomène et d’en identifier les causes ».

« Il nous semble en effet nécessaire de répondre aux inquiétudes, Ile-de-France Mobilités étant concerné au premier chef en sa qualité de propriétaire des bus et d’autorité organisatrice chargée des relations contractuelles avec les opérateurs fixant, notamment, les obligations de maintenance », appuie Céline Malaisé. Mais la demande de son groupe n’a, pour l’heure, pas été entendue.

Une demande que ses élus réitèrent donc auprès de la présidente d’Ile-de-France Mobilités Valérie Pécresse estimant qu’« il y a urgence à dresser une liste exhaustive de ces événements, à partager les informations connues, à vérifier l’état de la maintenance des bus, les moyens humains et financiers alloués à cette dernière et à identifier les causes précises afin d’y remédier ». « Nous ne comprendrions pas un nouveau refus de faire la lumière sur ces incidents », pousse Céline Malaisé.