Par
Aline Chatel
Publié le
14 janv. 2026 à 0h25
« Ça va extrêmement vite. Au bout de cinq minutes de jeu, on se demande où on a atterri. » Grégoire Delain a goûté au très haut niveau le temps d’un match, mardi 13 janvier 2026, en seizième de finale de la Coupe de France. Le capitaine du Bayeux FC (R1) occupait même un poste privilégié, celui de défenseur central, pour constater la qualité de son adversaire. Le BFC a encaissé neuf buts contre Marseille, troisième de Ligue 1 (0-9).
Il y a un monde d’écart. R1, L1, il n’y a pas photo. On a vu dès les premières minutes que ça allait être très, très compliqué. Ils nous ont respectés. Le score reste anecdotique. On garde les souvenirs plein la tête.
Grégoire Delain, capitaine du Bayeux FC
Les souvenirs, c’est d’abord « d’avoir rempli d’Ornano, d’avoir fait venir 20 000 personnes dans le stade« . Cette communion, Greg Delain la gardera à vie. « Le stade était bleu et jaune. Ça m’a fait chaud au cœur et ça m’a mis des frissons tout le match. Jusqu’à la 90è minute, les supporters n’ont pas lâché. Ça nous a vraiment boostés. C’était fou. Même les supporters marseillais nous ont applaudis. Grand respect. C’était top. »
Des Marseillais « très cool »
Les Marseillais, justement, « ont été très cool ». Grégoire Delain a obtenu le maillot de Facundo Medina, son homologue capitaine. « Il est allé le rechercher dans le vestiaire pour me le donner. Ils ont tous dit oui directement. Sur le terrain, on a pu discuter avec eux. » Benjamin Pavard, champion du monde 2018, a même interrogé le Bayeusain.
J’ai échangé avec Ben Pavard. Il m’a demandé ce que je faisais dans la vie.
Grégoire Delain, capitaine du Bayeux FC
Grégoire Delain bosse à Normandie Menuiserie, comme deux de ses coéquipiers (Pierre-Mickaël Anquetil et Paul Aubel), à Carpiquet. Le boulot, précisément, reprendra vite ses droits. Après une telle aventure, Grégoire Delain redoute une suite « compliquée, parce que demain on va au travail. Ensuite, on va se concentrer sur le championnat. Il va falloir qu’on se repose ».
« On se souviendra de nous »
Pour l’heure, les Bayeusains ont le droit de savourer encore un peu. « On a fait un grand parcours avec des bons mecs, un bon groupe. Pour le club, c’est incroyable. Ce sont des moments gravés. Au club house, il y aura toutes les pancartes de ce parcours. On aura nos noms. On se souviendra de nous. » Et puis, Bayeux aura aussi d’autres retombées, sonnantes et trébuchantes. « Pour l’instant, c’est la chose la plus belle qu’on a pu faire pour le club. Il y a deux ans, c’était un peu compliqué financièrement. Pour les années à venir, je pense que ça va aller », sourit le jeune homme de 29 ans.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.