Par

Valentin Lebossé

Publié le

14 janv. 2026 à 7h16

Ayant été massivement utilisé dans la construction comme isolant (protection incendie, thermique et phonique), l’amiante demeure très répandu dans les bâtiments publics. À commencer par les écoles, collèges et lycées. En effet, plus de 80 % des établissements scolaires ont été édifiés avant 1997 et l’interdiction de ce matériau reconnu cancérogène.

Amiante dans les écoles : profs et élèves en danger ?

Cachées dans les murs, les dalles de sol, les tuyauteries ou encore les faux plafonds, les fibres d’amiante – microscopiques et quasi indestructibles – ne représentent pas un danger immédiat tant qu’elles sont calfeutrées, affirment les spécialistes interrogés par Enquêtes d’actu. Problème : les matériaux qui les contiennent, eux, ne sont pas éternels. Ils finissent par se détériorer. Au risque de libérer leur « poison » dans l’air et sur les surfaces.

D’où les obligations légales en matière de surveillance et d’entretien du bâti scolaire qui, dans le cas des écoles, s’imposent aux communes, propriétaires des murs. Quant à l’Éducation nationale, il lui revient d’assurer le suivi médical des enseignants et des élèves ayant pu être exposés à l’amiante dans les locaux qu’elle occupe.

Mais dans cet enchevêtrement de responsabilités, apparaissent des lacunes susceptibles de nuire à la sécurité sanitaire des usagers (professeurs, écoliers, parents, agents territoriaux…), ainsi que le montrent les trois chapitres de notre enquête sur l’amiante dans les écoles :

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