Le président des Girondins de Bordeaux a attaqué l’ancien international qui l’avait égratigné en juin dernier lors de l’échec des négociations autour de la revente du club.
Dans un long entretien accordé à L’Equipe ce mercredi, Gérard Lopez revient sur la situation compliquée des Girondins de Bordeaux, club passé entre les mains de l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois depuis 2020. Le dirigeant évoque les difficultés financières, le mercato et l’avenir des Bordelais qui espèrent pouvoir remonter en National la saison prochaine.
La réponse cinglante de Lopez à ses détracteurs
Gérard Lopez profite de ce long échange pour répondre à ses détracteurs et notamment à Bixente Lizarazu qui lui avait reproché en juin dernier d’avoir fait capoter le projet de reprise menée par l’ex gardien allemand du Bayern Munich, Oliver Kahn. «Lizarazu devrait parler de foot plutôt que des choses qu’il ne comprend pas. Quand je suis arrivé dans le club, la situation était celle qu’elle était. Quand on parle de la dette, une grosse partie de la dette correspond à l’argent que j’ai mis dans le club et j’ai abandonné cette dette-là», a répondu le patron du club.
J’ai mis beaucoup plus que lui ou d’autres qui n’ont jamais rien mis.
Gérard Lopez à propos de Bixente Lizarazu
« J’ai mis beaucoup plus que lui ou d’autres qui n’ont jamais rien mis. J’ai été là quand personne n’a voulu s’occuper du club la première fois. Ce n’est pas parce que vous avez joué dans un club et que vous êtes un grand footballeur que ça vous donne le droit de dire tout ce que vous voulez sans pour autant faire quelque chose ou a minima vous informer. La critique fondée, je veux bien. Mais une critique comme ça, sans connaître, sans savoir de quoi on parle, non, ça ne me va pas», a ajouté Gérard Lopez qui n’avait déjà pas pris de gants l’an dernier pour répondre au champion du monde 98.
Un clash qui date de plusieurs mois
«Pas besoin de sortir d’une école de commerce pour s’apercevoir qu’il n’y avait sans doute rien. Il tentait d’acheter l’opinion pour mettre la pression mais les affaires se font avec de l’argent et des prises de risques, pas avec des clics», avait lâché l’ancien patron de l’écurie Lotus F1 qui affirme que les Girondins sont «souvent contactés par des fonds d’investissement, des investisseurs» car le club «reste attractif».
«Quand quelqu’un reproche quelque chose à un autre, il se parle à lui-même. 94 millions de dettes, 400 entreprises pas payées, 86 employés licenciés, descente Ligue 1 à N2… L’as des as de la finance a parlé», avait alors raillé Lizarazu.
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