La plaque commémorative d’Ilan Halimi, jeune homme torturé et laissé par le gang des barbares il y a presque vingt ans jour pour jour, a été dégradée lundi à Cagnes-sur-Mer. Un homme a été interpellé et déféré ce mercredi.
La plaque d’hommage à Ilan Halimi, jeune homme juif torturé puis laissé pour mort en janvier 2006, a été tordue presque vingt ans après jour pour jour, lundi 12 janvier à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes). Une dégradation «honteuse» a immédiatement réagi le maire de la commune (LR) Louis Nègre, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, dénonçant un «geste stigmatisant et antisémite» qui «ne peut pas rester impuni».
Dans la foulée, la municipalité a annoncé avoir porté plainte et fourni à la police nationale les images issues des caméras de surveillance de la ville. Une enquête est en cours, confirme le parquet de Grasse, qui atteste qu’un jeune homme a été interpellé. Il a été déféré et passera ce mercredi après-midi en comparution immédiate au tribunal de Grasse.
Déjà des précédents dans le département
La plaque dégradée a été remise en place par les services municipaux, indique encore l’édile, candidat à sa succession pour la prochaine élection municipale. Bryan Masson, député Rassemblement Nationale des Alpes-Maritimes qui brigue également l’hôtel de ville de Cagnes-sur-Mer, s’est aussi exprimé dans un post Facebook. «Je condamne avec la plus grande fermeté cet acte inacceptable», a-t-il écrit, assurant de son «soutien plein et entier la communauté juive» de la commune.
Des dégradations visant les hommages rendus à Ilan Halimi se sont déjà produites dans le département des Alpes-Maritimes : en octobre, un olivier de la paix avait été arraché à Menton, et une plaque commémorative vandalisée à Aubagne.