Le fruit n’est pas tombé loin de l’arbre. On pourrait même dire,
dans le cas présent, qu’il est tombé très près. Chez les
Goldman, la passion de la musique s’est transmise
de père en fils. De fait, Michael Goldman, fils de la
sommité Jean-Jacques, véritable trésor national de la chanson
française, est lui aussi dans le milieu. Au départ
producteur, il est devenu depuis une poignée d’années ni plus ni
moins que le directeur de la Star Academy sur
TF1. En outre, c’est un véritable dénicheur de
talent, le businessman ayant du flair, on lui doit notamment une
partie du succès d’Amel Bent et la découverte
d’alors, Joyce Jonathan. Cette dernière, chanteuse
à succès, revient sur leur relation des plus singulières.
Michael Goldman, dans l’ombre de son père Jean-Jacques
Né en 79, Michael Goldman n’est autre que le fils du chanteur
emblématique Jean-Jacques Goldman. En ce temps-là, l’auteur et
compositeur commence à faire parler de lui, même s’il n’est pas
encore l’immense star de la musique française que l’on connaît
aujourd »hui. En effet, ce n’est que deux ans après qu’il va
se révéler au grand public avec Il suffira d’un
signe. Single de son album éponyme Jean-Jacques
Goldman qui fait un tabac à l’époque…
Comme une carte de visite, ce premier disque, en solo, implante
le chanteur comme la star à suivre à ce moment-là. Goldman persiste
et signe avec un autre carton : Quand la musique est
bonne. Celui-ci s’impose alors comme le nouveau
taulier de la chanson française. Et ce n’est que le début
puisque l’artiste va s’imposer
comme le chaperon de nombreux autres artistes : Céline
Dion, Johnny Hallyday ou encore
Florent Pagny et Lââm.
Michael Goldman : des jeux vidéo à la direction de la Star
Ac’
Au départ, Michael Goldman, fils de Jean-Jacques, ne se voit pas
du tout évoluer dans la musique. Il est passionné de
gaming et de foot. Ça tombe bien, c’est un
bousillé du jeu vidéo L’Entraîneur, simulation sportive
dans l’univers du ballon rond. Mais chassez le naturel et
il revient au galop. Ou plutôt l’ADN. Car Michael Goldman va
finalement se tourner vers l’industrie musicale, à
l’ombre du show-business dans un premier temps.
À l’aube de l’an 2000, grâce à son oncle Robert
Goldman, lui aussi auteur-compositeur et patron d’une
maison de production, le nepo baby trouve un sage chez
BMG en France. Il déboule ainsi dans le
département de la direction artistique du célèbre label.
Plus tard, BMG l’embauche comme directeur artistique
junior. Sa carrière est alors lancée. En 2022, il reprend
les rênes de la Star Ac’ sur TF1. L’ultime consécration pour
l’héritier Goldman.
Joyce Jonathan est l’ex-petite protégée
de Michael Goldman
Michael Goldman a notamment travaillé avec Lââm,
comme son paternel avant lui, mais également Amel Bent.
En outre, il a révélé au public français le talent de Joyce
Jonathan. Cette dernière est remarquée par le producteur
après avoir posté sa musique sur MySpace. Réseau
social aujourd’hui désuet, pour ne pas dire carrément tombé aux
oubliettes, qui permettait de poster des chansons en plus de
photos. Joyce Jonathan, finalement, sortira son premier
disque, Sur mes gardes, en 2010. C’est la
révélation !
Elle sait aujourd’hui qu’elle doit une fière chandelle au fils
Goldman. En 2022, l’interprète de Ça ira lui fait une
grosse dédicace sur M Radio : “J’ai rencontré les
producteurs du label My Major Company quand
j’avais 16 ans.” Elle renchérit : “Michael
Goldman, qui est le fils de Jean-Jacques, m’a beaucoup guidée parce
qu’il m’a connu quand j’avais 16 ans. Je lui avais écrit
par MySpace à l’époque pour lui faire écouter mes premières
chansons et j’ai obtenu un rendez-vous dans son bureau.” Joyce
Jonathan confie ensuite : “J’étais très stressée, je suis allée
avec ma guitare, j’ai joué mes premières chansons et il y
avait Pas besoin de toi parmi ces chansons. Ils se sont
dit que c’était une bonne chanson et il la voyait bien comme
premier single.” Le reste fait partie de l’Histoire ou, dans
une moindre mesure, de la nouvelle chanson française.