Charles Foussard fait partie des artistes exposés à la galerie Tentö.

Charles Foussard fait partie des artistes exposés à la galerie Tentö.

Charles Foussard

Mr Kern, Charles Foussard, Viviane du Lac, Takuma Shindo, Limo, Maxime Galipienso, Naïf, Monika, Joseph Bruneau… et une dizaine d’autres artistes basés dans la région bordelaise investissent la galerie Tentö. Pour l’occasion, ces illustrateurs, auteurs de bandes dessinées, street artistes et peintres ont imaginé une série de cartes au format 8,8 × 6,3 cm. Chacun mobilise les techniques qui lui sont propres – aquarelle, encre, crayon, peinture à l’huile, acrylique, linogravure – pour donner naissance à des pièces uniques, ludiques et originales, inspirées à la fois des jeux de collection et des cartes à jouer.

Jusqu’au 24 janvier, galerie Tentö, 30, rue Bouffard, Bordeaux. Entrée libre du mercredi au samedi, de 11 à 19 heures www.tento-art.com

2 Anniversaire de l’art

Agnès Aubague rend hommage à Filliou à Pola.

Agnès Aubague rend hommage à Filliou à Pola.

Agnès Aubague

« Tout a commencé un 17 janvier, il y a un million d’années. Un homme s’empara d’une éponge et la plongea dans un seau d’eau… » Cette citation de l’artiste Robert Filliou (1926-1987), figure emblématique du mouvement Fluxus, fut formulée en 1963 pour marquer de manière poétique et humoristique la « naissance » de l’art. Elle ouvre son « Histoire chuchotée de l’art », réflexion ludique sur les origines de la création où ce simple geste inaugure toute expression artistique.

Pour marquer cet héritage, l’artiste Agnès Aubague – poétesse siffleuse et plasticienne visuelle – reprend la date symbolique (arbitraire mais aussi celle de sa naissance) pour rendre hommage à Filliou, né il y a 100 ans, et saluer l’événement qu’il a commencé. Vous voulez participer ? Improvisations poétiques, musicales ou dansées, installations éphémères… Contactez-la au 06 88 68 09 70.

Samedi 17 janvier, de 15 à 17 heures, à la cantine de la Fabrique Pola, 10, quai de Brazza, Bordeaux. Entrée libre. pola.fr

3 Traces de l’Anthropocène

L’artiste plasticienne bretonne 1011 – de son vrai nom Laurence Gervot-Rostaing – s’empare du Jardin botanique de Bordeaux. Ici, « Vanité (chrysanthème japonais) ».

L’artiste plasticienne bretonne 1011 – de son vrai nom Laurence Gervot-Rostaing – s’empare du Jardin botanique de Bordeaux. Ici, « Vanité (chrysanthème japonais) ».

Jardin Botanique de Bordeaux (Facebook)

Après les Jardins botaniques de Nancy, le Muséum de Genève, le Manoir des sciences de Réaumur ou encore le musée départemental Albert-Kahn à Boulogne-Billancourt, l’artiste plasticienne bretonne 1011 – de son vrai nom Laurence Gervot-Rostaing – s’empare du Jardin botanique de Bordeaux à travers des dessins hyperréalistes réalisés au crayon de couleur.

Pour sa première venue sous ces latitudes, elle présente quatre séries, autant de regards portés sur l’Anthropocène, qui esquissent la vulnérabilité d’un monde en tension et l’impact continu de nos actions. Exemple avec la série « Vanité » – reprise pour l’affiche – qui associe des fleurs altérées à des relevés de température inscrits au plus près des pétales, traces tangibles du réchauffement climatique.

« Contre-Nature, dessiner l’Anthropocène ». Jusqu’au 19 avril, Jardin Botanique de Bordeaux, Esplanade Linné. Du mardi au dimanche de 11 à 18 heures. Tarif entrée : 3-5 euros. jardin-botanique-bordeaux.fr

4 Agnès Geoffray, l’enfermement au féminin

« Les intrigantes », qui réunit six paires de gants en chevreau sur lesquels se déclinent les adjectifs utilisés pour disqualifier les jeunes détenues.

« Les intrigantes », qui réunit six paires de gants en chevreau sur lesquels se déclinent les adjectifs utilisés pour disqualifier les jeunes détenues.

Agnès Geoffray

En 2021, à l’invitation du Frac Nouvelle-Aquitaine Méca, l’artiste Agnès Geoffray plongeait dans les archives départementales de la Gironde pour explorer les fonds relatifs à l’histoire carcérale féminine du château de Cadillac, somptueux palais d’apparat au XVIIᵉ siècle devenu la première prison exclusivement féminine en France.

Exposé pour la première fois en 2022 au château de Cadillac sous le titre « Voix éteintes, âmes agissantes », le fruit de ses recherches est à nouveau mis à l’honneur, cette fois au plus près du lieu de son investigation. Le parcours présente près de 200 documents historiques et intègre, en résonance, les œuvres de cette ancienne pensionnaire de la Villa Médicis, inspirées par ces sources (diaporama, impressions sur soie…). Autour de l’exposition sont proposées conférences, projections de films, lectures performées ainsi que des visites hors les murs.