« La bataille de Bordeaux est lancée ! », clame Thomas Cazenave, le désormais candidat d’union de la droite et du centre pour ravir la mairie de Bordeaux à la gauche. « C’est l’heure du grand choix, c’est un combat vital ! », poursuit le député macroniste qui a obtenu au forceps le soutien de la sénatrice Nathalie Delattre fin décembre. Et à 60 jours du scrutin celle-ci n’hésite pas à sortir l’artillerie lourde pour expliquer ce qui les unit : « le bilan de Pierre Hurmic est plus que mauvais, il est destructeur pour Bordeaux. »
Car pour les deux parlementaires de Gironde, l’objectif assumé est d’installer un duel avec le maire écologiste sortant. « Quelle peut-être l’issue de ce scrutin ? Ce sera soit Pierre Hurmic, soit nous, c’est un choix très différent qui s’offre aux Bordelaises et aux Bordelais », affirme l’ancien ministre du Budget à la tête de la liste « Faire gagner Bordeaux ».
Pierre Hurmic entre en campagne
Et si Thomas Cazenave est en précampagne depuis déjà plusieurs mois, Pierre Hurmic n’a officialisé sa candidature que ce vendredi 9 janvier. « Je vous annonce ma candidature pour les élections municipales à Bordeaux », a-t-il sobrement expliqué, mettant fin au faux suspense. Élu à la surprise générale, y compris la sienne, en 2020, le maire écologiste mise désormais sur son expérience de « maire à plein temps » pour mener une liste « Bordeaux en confiance » réunissant les Verts, le PS, le PCF et Génération(s).
Et le duel à distance avec Thomas Cazenave s’est vite invité dans son discours : « Je suis juste un Bordelais au service de tous les Bordelais […] Être maire de Bordeaux ce n’est pas un marchepied ni un plan B pour une carrière nationale », tacle-t-il avant de nationaliser l’enjeu en référence au passage gouvernemental de Thomas Cazenave et sa proximité avec le chef de l’État : « Le macronisme, quelle horreur ! Les macronistes quittent le pouvoir national par la porte, je m’engage à ce qu’ils ne rentrent pas à Bordeaux par la fenêtre. »