Depuis plus de quarante ans, Michel Boujenah fait rire la France
avec cette voix unique, ce regard tendre sur les autres et une
façon bien à lui de raconter la vie. Acteur, humoriste,
réalisateur, mais aussi directeur artistique du Festival de
Ramatuelle, il est de ces artistes que le public n’oublie pas. À 72
ans, il continue de monter sur scène, de s’engager pour les jeunes
comédiens, et de savourer les plaisirs simples dans sa maison de
Saint-Paul-de-Vence.

Une cohabitation pas comme les autres

« Ma fille est très maligne » : voilà comment le
comédien résume son quotidien un peu renversé avec sa
fille
Louise, 26 ans. Invité de l’émission
On refait la télé sur RTL, l’humoriste
s’est confié avec tendresse et autodérision sur cette
situation qui le fait souvent sourire
, même si elle n’est
pas toujours simple.

Installé chez elle, l’artiste détaille ce
quotidien pas banal. « Là, je vais être beaucoup là, ça
l’embête beaucoup »,
raconte-t-il en riant. Mais
Louise, pleine de ressources, a su remettre les pendules à l’heure
: « Mais elle a trouvé la combine, c’est chez elle.
»
Et même si c’est lui qui gère
l’appartement
, il l’admet : « C’est moi qui
m’occupe de l’appartement, mais j’habite chez elle. Je n’étais pas
au courant. »

Un papa poule

Depuis toujours, le
père de famille
veille sur ses enfants avec
une affection débordante… et une bonne dose d’angoisse.
« Ils meurent de rire quand je m’énerve
»
, confie-t-il au micro de RTL. À l’époque
Louise et Joseph, son fils, étaient plus
jeunes, ses colères étaient tout sauf effrayantes : «
Quand ils étaient petits, je m’énervais, ils rigolaient.
»

Cette anxiété, il ne l’a jamais vraiment calmée. Encore
aujourd’hui, il reconnaît appeler ses enfants un peu trop
souvent
: « Mon fils est sur répondeur »,
explique-t-il avec humour. Quant à sa fille, elle n’hésite pas à
lui faire des reproches quand il perturbe la
tranquillité matinale : « Souvent, je me fais engueuler le
matin quand je me lève tôt ».

Un refuge en Provence

Lorsqu’il ne partage pas le quotidien de sa fille, l’acteur
retrouve son havre de paix dans les hauteurs de
Saint-Paul-de-Vence
, ce village qu’il chérit
depuis près de quarante ans. Nichée dans la
campagne, sa maison est bien plus qu’une résidence secondaire :
c’est son refuge. « J’ai vu la vallée qui
s’étalait jusqu’à la mer. Je suis tombé amoureux.
Cela faisait quatre ans que je cherchais un endroit pour avoir une
maison. C’était obsessionnel, je parlais de ça tout le
temps. Je me suis dit : c’est là que je veux vivre.

», dévoile-t-il au Point.

Il y passe ses étés et la majorité de l’année,
entouré de ses proches, dans une routine à la fois simple et
savoureuse, qu’il décrit pour Nice-Matin
Week-end : « C’est les parties de
pêche en mer et belote à l’ombre avec les copains, et des lumières
à couper le souffle ». Et surtout, le comédien y savoure sa
passion inavouable mais bien réelle : la sieste,
qu’il pratique religieusement. « La sieste dure au moins deux
heures, sinon ce n’est pas une sieste. C’est un sommeil à la fois
profond, agréable et doux. Quand on se réveille, on est
complètement groggy. J’adore ! », annonce-t-il au
Point. Là-bas, entre art, cuisine et amitié,
Michel Boujenah a trouvé son équilibre, loin du
tumulte parisien, dans ce qu’il appelle avec émotion son
village de cœur : « Saint-Paul-de-Vence, c’est
mon village depuis plus de 30 ans, et c’est le coup de cœur
de l’amitié
», résume-t-il pour Nice-Matin
Week-end.