Neuf partis écologistes et de gauche se sont réunis ce mercredi 14 janvier pour appeler Michaël Delafosse à se présenter aux élections municipales de Montpellier en 2026. L’actuel maire de la ville ne s’est pas encore prononcé sur sa candidature.

Devant une bannière où l’on peut lire « Gauche et écologistes rassemblés fièrement », les soutiens de Michaël Delafosse se serrent pour la photo, tout sourire. Ils se sont réunis au club de la presse à Montpellier, ce mercredi 14 janvier, pour « appeler de leurs vœux » l’actuel maire de Montpellier à se déclarer candidat à sa réélection aux municipales des 15 et 22 mars 2026. Pour l’heure, Michaël Delafosse ne s’est pas prononcé sur le sujet.

« On a réussi le plus grand périmètre de rassemblement de la gauche et des écologistes qu’il y a dans ce pays« , se félicite Manu Reynaud, adjoint au maire et président des élus écologistes pour Montpellier. « Ça va d’une ancienne d’une députée de la France insoumise au parti radical de gauche en passant par tout ce que peut compter la gauche et l’écologie, y compris Les écologistes. À un moment donné, on voit bien qu’il y a quelque chose qui se passe. »

Depuis septembre 2025, les membres de ces différents partis se rencontrent et discutent du programme indique Julie Frêche, présidente du groupe socialiste : « Il faut amplifier les politiques sociales pour suivre, intensifier, augmenter les réponses aux enjeux climatiques et la nécessaire transition énergétique. » Le ou la futur(e) candidat(e) de cette alliance précisera les contours du programme.

« Il est irresponsable de fracturer la gauche »

Cette union « garde la porte ouverte » jusqu’au dépôt des listes mais deux candidats de gauche se sont déjà déclarés candidat : Nathalie Oziol, députée insoumise de la 2e circonscription du département et Jean-Louis Roumégas, député du groupe écologiste et social de la 1e circonscription de l’Hérault.

« Les diviseurs aujourd’hui sont La France insoumise », assène Sébastien Cote, directeur de campagne du ou de la futur(e) candidat(e). « Partout en France, LFI part contre des majorités de gauche écologiste et sociale. »

Il poursuit : « Jean-Louis Roumégas, élu avec l’union de la gauche a décidé aujourd’hui de faire cavalier seul. » Sébastien Cote estime que ces deux candidatures sont « irresponsables ». « La situation est grave pour la France, les droites sont en train de se rapprocher voire de fusionner,  il est irresponsable de fracturer la gauche. Nous appelons au rassemblement et à la prise de conscience. »