Avec la fusion entre Intermarché et Lotto, tout est allé plus vite que prévu pour Louis Barré. Elle a propulsé le Nantais chez Visma-Lease a Bike au terme d’une seule saison en Belgique. “Quand j’ai rejoint Intermarché, je ne m’étais pas dit que j’irais dans une équipe comme Visma seulement un an après. On ne s’attendait pas à la fusion, ça a changé plein de choses”, reconnaît-il auprès de DirectVelo.
Le puncheur de 25 ans avait le choix du roi entre rester dans l’équipe belge où il était toujours sous contrat et qui souhaitait le garder, rejoindre une WorldTeam française ou signer chez la Visma-Lease a Bike, qui a rapidement eu ses faveurs. “C’est l’une des plus grosses équipes du monde. Le projet est beau. On m’a proposé un bon rôle sur les courses que j’aime bien, ça m’a donc poussé à venir ici”.
« ON M’A BIEN EXPLIQUÉ DIRECTEMENT LES CHOSES »
Il pense aux épreuves “dures et longues”, comme l’Amstel Gold Race, Liège-Bastogne-Liège, Québec ou encore Montréal. Sans oublier les courses d’une semaine où sa nouvelle équipe compte également sur lui. “Ils m’ont dit que j’allais avoir ma chance pour me tester. Je sais que je ne suis pas arrivé au bout de ce que je pouvais faire sur des courses par étapes”, estime Louis Barré, classé dans le Top 10 d’étapes l’an passé au Tour de Romandie et au Critérium du Dauphiné Libéré.
Son arrivée chez Visma-Lease a Bike, il la doit à une saison 2025 très réussie marquée notamment par une 6e place sur l’Amstel Gold Race. “J’ai été beaucoup plus sérieux et motivé que par le passé. Dans mon ancienne équipe (Arkéa-B&B Hôtels, NDLR), je n’avais pas trop la confiance du manager (Emmanuel Hubert, NDLR) même si des directeurs sportifs croyaient en moi. Je n’étais pas non plus hyper en confiance. J’ai eu du mal à me projeter sur d’autres objectifs une fois que je suis passé pro, donc j’ai perdu un peu de temps là-dessus aussi”.
Désormais, les objectifs ne manquent pas. Sur les Ardennaises, il emmènera la Visma-Lease a Bike aux côtés de Matteo Jorgenson. “Ça peut faire peur mais ce n’est pas mon cas, vu qu’on m’a bien expliqué directement les choses. Et ça m’a poussé à venir”. Il espère bien tirer profit de la puissance collective de la formation néerlandaise. “Ça enlève un peu de pression d’être deux leaders par exemple. Et je pense que c’est hyper important maintenant dans les courses longues”.
« UNE ÉQUIPE DE VAINQUEURS »
Ces dernières semaines, il a connu quelques contrariétés en raison d’un début de tendinite au genou. “J’ai eu mal après le stage de décembre. Du coup, pendant les fêtes de Noël, je n’ai pas beaucoup roulé. Ça fait un peu chier quand tu arrives dans une nouvelle équipe”, reconnaît-il. Mais ces derniers jours, il a pu s’entraîner sans douleur. “Ça commence à aller mieux”.
Louis Barré devrait ainsi faire une croix sur le Tour d’Oman où il devait débuter sa saison. Il commencera finalement en Drôme-Ardèche, avant d’enchaîner avec les Strade Bianche, un stage en altitude, le Tour du Pays basque, les Ardennaises et le Tour de Romandie “pour profiter de la forme”. Viendra ensuite le Critérium du Dauphiné et le Championnat de France, mais pas de Tour de France, découvert l’an passé. “Je n’ai pas de Grand Tour de prévu cette année”.
Louis Barré se sent capable de grandes choses. Pour lui, lever les bras dès cette saison sur une grande Classique est possible. “Si (Tadej) Pogacar est un peu moins bien, c’est jouable. L’an passé, sur l’Amstel, j’ai fait un bon résultat mais vu comment je me sentais, j’aurais pu faire mieux. Comme à Montréal aussi (Il avait fini 6e, NDLR). Sur des courses comme celles-là, je sais qu’il y a mieux à faire. Pourquoi pas aller chercher déjà un podium puis la gagne”. L’ambition est grande sous ses nouvelles couleurs. “Il vaut mieux parce que c’est une équipe de vainqueurs. Si tu n’as pas envie de gagner, ça ne sert à rien de venir ici”.