Cinquante agriculteurs de la Confédération paysanne ont mené une action ce mercredi, dans une annexe du ministère de l’Agriculture à Paris. Ils ont été délogés au bout d’une demi-heure par les forces de l’ordre et placés en garde à vue.

La colère des agriculteurs s’est encore exprimée dans les rues de la capitale ce mercredi. Cinquante militants de la Confédération paysanne ont été interpellés et placés en garde à vue, ce mercredi après-midi, après avoir pénétré dans une annexe du ministère de l’Agriculture à Paris, rapporte la préfecture de police de Paris à franceinfo ce mercredi soir.

Vers 16h, ces militants ont pénétré dans cette annexe du ministère, située dans le 7e arrondissement de Paris à une centaine de mètres du bâtiment principal où se trouve le bureau d’Annie Genevard. Ils ont eu le temps de déployer des banderoles rappelant leurs revendications, notamment la fin de l’abattage automatique des troupeaux en cas de dermatose nodulaire. Des paysans venus d’Outre-mer étaient également présents pour dénoncer l’accaparement des aides par les exploitations les plus importantes.

Les forces de l’ordre ont délogé ces manifestants, dans le calme, au bout d’une demi-heure. L’occasion, pour la troisième organisation représentative de la profession de pointer du doigt un deux poids deux mesures : alors que la FNSEA, la veille, avait pris ses quartiers pendant 24 heures devant l’Assemblée nationale avec plus de 300 tracteurs et quelque 400 manifestants, l’action de la Confédération paysanne, dont les membres étaient venus à pied, a été interrompue en moins d’une heure.

À lire aussi