• La proportion de Français faisant du sport, et à plus forte raison de manière régulière, a progressé depuis les JO de Paris.
  • L’écart entre hommes et femmes s’est également réduit.

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Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024

Un effet Paris-2024 ? Depuis les derniers Jeux olympiques et paralympiques organisés en France, la pratique du sport a augmenté dans l’Hexagone. Selon un rapport de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) publié mercredi 14 janvier, 61 % des personnes âgées de 15 ans ou plus ont pratiqué une activité physique régulière (au moins une fois par semaine en moyenne) au cours des 12 derniers mois. C’est deux points de plus qu’en 2023, avant les Jeux, et sept points de plus qu’en 2018. La pratique occasionnelle a aussi augmenté : 72 % des interrogés disent avoir pratiqué au moins une activité physique et sportive lors des douze derniers mois (+2 points par rapport à 2023, +5 par rapport à 2018). 

La marche et la course plébiscitées

L’univers de la marche et de la course est celui qui séduit le plus de Français. Près d’un tiers des sondés (32 %) « déclare avoir pratiqué une activité de cette famille au moins une fois par semaine ». C’est sept points de plus qu’en 2018. Viennent ensuite la forme et la gymnastique (21%), les sports de cycle ou motorisés (11 %) et les sports aquatiques (10 %).

Autre grand enseignement de ce baromètre, le boom de la pratique féminine se confirme. On compte désormais 61 % de pratiquantes régulières, soit 10 points de plus qu’en 2018. L’écart entre les pratiques féminine et masculine continue ainsi de se résorber, passant de « six points en 2018 à 1 point en 2025 ».

Proportion des Français pratiquant une activité sportive, entre 2018 et 2025.  - InjepProportion des Français pratiquant une activité sportive, entre 2018 et 2025. – Injep

L’Injep note toutefois que la pratique sportive « reste très marquée socialement ». « En 2025, 70 % des personnes ayant au moins le bac pratiquent régulièrement, contre 52 % des personnes ayant un diplôme inférieur. Treize points séparent par ailleurs le taux de pratique régulière des 25 % des personnes les plus aisées et celui des 25% les plus modestes », détaille l’institut. 

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Les données sont issues de la 6ᵉ vague du Baromètre national des pratiques sportives, avec des enquêtes menées sur Internet entre le 30 juin et le 15 juillet 2025. Au total, 4.010 réponses, représentatives des personnes résidant en France et âgées de 15 ans et plus, ont été enregistrées. 

M.G