DÉCRYPTAGE – L’Union européenne doit gagner du temps face à la concurrence chinoise, et ne plus en perdre pour se réarmer et réduire ses vulnérabilités.
Quinze ans après l’entrée de la Chine dans l’OMC (Organisation mondiale du commerce), trois économistes américains (David Autor, David Dorn et Gordon Hanson) avaient, en 2016, décrit le « choc chinois » sur l’emploi et les économies occidentales. La formule est restée. Dix ans après le plan Made in China de Xi Jinping, rédigé en 2015, le second choc chinois est là. En 2025, l’excédent commercial de l’empire du Milieu a atteint un niveau record de 1200 milliards de dollars. L’investissement intensif, les surcapacités de production, l’accélération technologique alimentent un rouleau compresseur.
L’Europe est en première ligne. Parce que la guerre commerciale lancée par Donald Trump détourne les flux vers elle. Parce que ses entreprises perdent des marchés face à la concurrence chinoise sur les marchés extérieurs. Parce que son outil industriel historique doit se confronter à la production d’usines récentes et désormais plus automatisées. Parce que l’euro s’est fortement apprécié face…
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