La directrice de l’école Sainte-Colombe, à Avrillé dans le Maine-et-Loire, est visée par la plainte d’une parent d’élève pour discrimination fondée sur le handicap. Une enquête a été ouverte.

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Selon une information de nos confrères d’ICI Mayenne, la directrice de l’école privée Sainte-Colombe à Avrillé, dans le Maine-et-Loire, est visée par une plainte pour « discrimination fondée sur le handicap ».

Une plainte a été déposée par Marine-Daphnée Aubert, la mère de la petite Lola âgée de 8 ans. Cette parent d’élève a choisi de dénoncer des mois de discriminations envers sa fille, qui souffre de problèmes auditifs diagnostiqués et de troubles de l’apprentissage.

Dans une vidéo postée sur ses réseaux sociaux, Marine-Daphnée Aubert explique que le 18 décembre dernier, Lola a été exclue de l’établissement pour « rupture de confiance ».

Elle ne cache pas son incompréhension et sa colère face à cette décision. « C’est un mot fourre-tout qui permet d’exclure sans assumer réellement le problème, déclare la jeune femme dans la vidéo. Lola, mon enfant, n’a jamais été violente, n’a jamais insulté et n’a jamais manqué de respect à qui que ce soit ».

Elle explique dans cette vidéo que le seul tort de sa fille serait d’être atteinte de surdité et qu’elle n’est pas la seule dans cette situation : « Depuis tant d’années, d’autres familles se battent dans cette même école privée, en silence, dans l’épuisement le plus total ».

Contactée par téléphone, Marine-Daphnée Aubert nous raconte que les tensions avec la direction de l’établissement ont été progressives. Après une demande de changement d’établissement refusée en juin 2025, les échanges se dégradent entre la mère de famille et l’école à la rentrée de septembre.

Elle parle également de sérieux manquements en termes de pédagogie et d’accompagnement de sa fille par le personnel de l’établissement. Un traitement qui lui fait penser à de la discrimination au handicap. « Au début je pensais que c’était moi qui avais un souci, confie-t-elle. On m’a dit que j’étais une maman chiante, que j’étais la femme la plus embêtante et que je surprotégeais mon enfant. Puis au vu des témoignages des autres familles, on se dit qu’en fait non, ce n’est pas possible. Il n’y a pas que moi, ce n’est pas un fait isolé ».

Marine-Daphnée Aubert regrette aussi la méthode employée et l’exclusion de sa fille à l’abord des fêtes de fin d’année, sans aucune autre méthode de scolarisation : « J’aurais préféré qu’on se prenne un moment tous ensemble, afin de discuter et de dire que le contrat de confiance est rompu entre nous ».

La mère de famille a porté plainte contre la direction pour « discrimination fondée sur le handicap, mise en danger psychologique et rupture abusive du contrat de scolarisation », selon ICI Mayenne. Avec cette démarche elle attend que « les enfants soient reconnus victimes et non coupables. Et surtout de prendre conscience que nos enfants ne sont pas des jouets ».

De son côté, le procureur du Maine-et-Loire, joint par téléphone, nous confirme l’ouverture d’une enquête. Contactée, la direction diocésaine de l’enseignement catholique du Maine-et-Loire, dont dépend l’établissement concerné, n’a pas souhaité commenter cette affaire, puisque celle-ci est toujours en cours d’instruction.

Selon ICI Mayenne, la directrice de l’école Sainte-Colombe, que nous n’avons pas réussi à joindre, aurait également porté plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre Marine-Daphnée Aubert.

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