La réponse de la Ville de Lyon
La Ville de Lyon mobilise des moyens inédits pour aider les familles à la rue. Pour autant, elle ne peut pas accepter que des équipements municipaux soient utilisés sans autorisation au détriment des usagers. C’est le cas ce jour au gymnase Mazenod dans le 3e arrondissement. Une nouvelle fois, la municipalité en appelle à une mobilisation des services de l’État à la hauteur des besoins. Le 9 janvier dernier, en l’absence persistante de solutions d’hébergement d’urgence proposées par l’État, des dizaines de familles avec de jeunes enfants ont décidé d’occuper des modulaires installés au parc Blandan. Malgré une exploitation d’une partie du site par des services municipaux, la Ville de Lyon a décidé d’en autoriser son occupation temporaire.
Au total, ce sont 27 familles représentant 80 enfants qui sont aujourd’hui mises à l’abri jusqu’à la fin de la trêve hivernale. Et l’occupation de certaines écoles de la ville se poursuivent. Ce mercredi 14 janvier, plusieurs personnes ont tenté d’occuper le gymnase Mazenod dans le 3e arrondissement. La Ville de Lyon tient à rappeler que les gymnases ne sont pas des centres d’hébergement. Ils ne peuvent être mobilisés qu’à titre exceptionnel, notamment lors de l’activation du plan grand froid ou du plan canicule. L’occupation ciblée d’équipements exclusivement municipaux n’est pas acceptable. Alors que l’hébergement d’urgence relève de la compétence de l’État, la Ville de Lyon poursuit son engagement pour éviter que des enfants et leurs familles ne se retrouvent à la rue.
En 2025, près de 3 millions d’euros ont ainsi été consacrés à l’hébergement d’urgence et à la lutte contre le sans-abrisme, auxquels s’ajoutent 1,4 million d’euros de subventions versées aux associations oeuvrant dans ce domaine. Tout en réaffirmant son engagement plein et entier dans la lutte contre le sans-abrisme, la Ville de Lyon appelle une nouvelle fois l’État à assumer pleinement ses responsabilités. Depuis cinq ans la municipalité mobilise des moyens humains et financiers sans précédent au-delà de son champ de compétence ce qui l’a conduite à engager deux recours indemnitaires afin de faire reconnaître la responsabilité de l’État et obtenir le remboursement des prises en charge assurées par la collectivité.