En 2025, 21 médicaments ont dépassé un coût de traitement annuel de 100 000 euros par patient, contre un seul en 2015, explique l’Assurance-maladie à propos de ces molécules destinées à des pathologies particulières.

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Publié le 14/01/2026 19:48

Mis à jour le 14/01/2026 20:18

Temps de lecture : 2min

Des médicaments dans une pharmacie à Saint-Julien-l'Ars (Vienne), le 5 septembre 2025. (JEAN-FRANCOIS FORT / HANS LUCAS / AFP)

Des médicaments dans une pharmacie à Saint-Julien-l’Ars (Vienne), le 5 septembre 2025. (JEAN-FRANCOIS FORT / HANS LUCAS / AFP)

Une vingtaine de médicaments à plus de 100 000 euros par an et par patient : l’Assurance-maladie a alerté, mercredi 14 janvier, sur l’explosion des coûts des médicaments innovants et entend faire la chasse aux traitements qui n’apportent pas de progrès. En volume, la consommation de médicaments a augmenté légèrement (+1,1% par an) sur les cinq dernières années, mais la facture grimpe à cause de médicaments très onéreux.

En 2024, les montants réellement payés par l’Assurance-maladie après les remises négociées avec les laboratoires ont atteint 27,2 milliards d’euros, en hausse de 7,2% sur un an. « Alors qu’en 2015, un seul médicament dépassait un coût de traitement annuel de 100 000 euros par patient, ils sont 21 en 2025 à franchir ce seuil, et les traitements les plus coûteux dépassent désormais 185 000 euros par patient et par an », avant les remises, c’est-à-dire avant les réductions négociées entre les industriels et l’Etat, selon des données de l’Assurance-maladie.

Deux médicaments, prescrits pour un nombre très limité de malades, excèdent même le million d’euros annuel par patient : il s’agit du Bylvay, prescrit à 51 patients atteints d’une maladie rare du foie, et du Myalepta, prescrit à 39 patients atteints d’une maladie grave du tissu graisseux, sachant que dans les maladies rares, les remises peuvent atteindre, selon des connaisseurs, jusqu’à 90% du prix catalogue. En 2024, deux anticancéreux ont dépassé le milliard d’euros de remboursement : Keytruda (2,1 milliards d’euros) et Darzalex (1,05 milliard d’euros), souligne l’Assurance-maladie, qui rappelle que le nombre de patients pris en charge en oncologie augmente en moyenne de 3% par an en France.

Si les médicaments innovants ne représentent qu’une part limitée des volumes, ils concentrent une part croissante des dépenses : en 2024, leur coût annuel moyen atteint 3 801 euros par patient (hors vaccin), contre 161 euros pour les médicaments plus anciens. Cette dynamique est liée à l’essor des innovations thérapeutiques contre des maladies rares et graves désormais prises en charge, a souligné Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale d’Assurance-maladie.