Et vous, qu’auriez-vous fait au lendemain d’une séparation amoureuse et d’un nouveau boulot quitté deux semaines après l’embauche ? Face à ce grand chambardement, le Poitevin Jules Chatellier a mis un grand coup de pédale dans sa vie. « Qu’est-ce que je fais de ma vie ? Eh bien le tour de la France à vélo. Ça me laissera le temps de cogiter sur mon avenir. »

Il se donne huit mois maximum pour ce tour du pays

Simple. Enfin, pas tellement ! Un tour de France à vélo ne s’improvise pas. Alors en décembre, le jeune homme de 29 ans et demi – « J’insiste sur le “ et demi ” », dit-il – s’est entraîné sur une plus courte distance. « Je suis parti de Poitiers à Besançon, ville dans laquelle j’ai travaillé en tant qu’ingénieur électronique, introduit-il. Un premier voyage riche en enseignements, notamment sur la manière de penser mon parcours. »

Alors pour son tour de France, Jules se donne plusieurs étapes à rallier avec son vélo gravel, sans forcément se mettre de pression kilométrique quotidienne. Parti de Poitiers le 8 janvier 2026, il compte rallier les quatre points cardinaux de France tout en rendant visite à ses proches disséminés ci et là. « Le prochain stop sera à Laval chez mamie, annonce-t-il depuis le domicile d’un cousin à Montaigu. Puis je rallierai mon premier point cardinal à l’ouest avec la pointe de Corsen dans le Finistère. » Il visera ensuite Bray-Dunes au nord et Lauterbourg en Alsace à l’est.

« Je descendrai ensuite vers Besançon pour voir des amis, puis vers les Alpes. J’aimerais aller chercher les points les plus bas et plus hauts de France, avoue-t-il. Alors forcément, l’ascension pédestre du Mont-Blanc est en option. J’ai des bases en alpinisme, mais je ne sais pas si la période sera propice quand j’y serai. »

Un Instagram pour sa maman

Jules tracera ensuite sa route vers la Côte d’Azur et Menton. Il s’arrêtera par Nice, Marseille Montpellier et Toulouse. Puis il filera vers le puig de Coma Negra dans les Pyrénées point le plus méridional de France. Une traversée des Pyrénées en bonne et due forme le mènera vers Hendaye avant un retour au calme à Poitiers. « Je pense faire tout ça en six mois et ma deadline est de huit mois. »

Sur son vélo, le jeune homme se nourrit au gré des commerces croisés sur son périple. Pour le logement, il supporte duvet, matelas et tente. Il l’installe chez les bonnes âmes qui le veulent. Et chaque soir, il narre sa route sur un compte Instagram. « Ça, c’est parce que ma mère exige d’avoir de mes nouvelles ! »