Vendre aux enchères, fondre le métal, dessertir une pierre… Que faire si l’on ne souhaite pas laisser bagues et colliers dormir au coffre et qu’on veut éviter à ses héritiers de gérer le moment venu ce legs pas toujours bienvenu ?
C’est à la faveur d’un déménagement et d’une grande opération tri que Sylvie, Parisienne de 69 ans, a franchi le pas : vendre quelques bijoux qu’elle-même ne portait plus et dont ses deux enfants ne voulaient pas. « J’ai déménagé après avoir passé plus de trente ans dans le même appartement. Ça a été très dur , il fallait que j’en profite pour me détacher de certains objets, se souvient-elle. D’autant que je ne voulais pas infliger à mes enfants ce que j’avais vécu à la disparition de mes propres parents, il y a plusieurs années, quand j’avais dû gérer la répartition et la vente d’un certain nombre de leurs effets personnels… »
Accompagnée de son fils trentenaire, Sylvie s’est donc rendue avec ses trois montres en or, ses trois bijoux dont une bague sertie d’un beau diamant, et des pièces d’argent, à l’hôtel des ventes de Drouot, où des commissaires-priseurs effectuent des estimations tous les jours (sauf le dimanche), sans rendez-vous. « Là, une experte a évalué mon pécule dans…
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