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Rédaction La Presse de la Manche
Publié le
14 janv. 2026 à 19h35
Un incendie s’est déclaré ce mercredi 14 janvier 2026 en fin de journée dans l’entreprise de Jean-Marie Le Marchand, à Grosville (Manche).
Parti d’un moteur d’extracteur de sciure, le feu a mobilisé près de trente pompiers pendant plusieurs heures.
Aucun blessé mais une soirée sous tension pour les salariés et un chef d’entreprise qui mesure surtout la chance d’avoir évité le pire.
Ce mercredi, en fin d’après-midi, l’activité suivait son cours normalement chez le fournisseur d’équipements industriels. Dans l’atelier de Jean-Marie Le Marchand, les machines tournaient, les équipes travaillaient, rien ne laissait présager que la soirée allait basculer.
Un petit moteur électrique en cause
Et puis, presque banalement, un petit moteur électrique a décidé de rappeler à tout le monde qu’un incident minuscule peut parfois déclencher de très grandes choses.
Le moteur en cause alimente un extracteur de sciure de bois. En surchauffant, il a pris feu. Autour, la sciure a suivi. Une matière sèche, légère, qui ne demande qu’une étincelle pour s’embraser.
Très vite, la fumée a envahi le bâtiment. La sciure, volatile, s’est glissée partout. À proximité immédiate, un silo contenant un volume important de ce résidu de bois, parfaitement sec. Un voisinage qui a compliqué sérieusement la situation.
Les salariés évacués, aucun blessé
Les salariés étaient présents au moment du départ de feu. L’alerte a été donnée immédiatement. Huit personnes ont été évacuées sans attendre. Personne n’a été blessé.
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« C’est un concours de circonstances malheureux. Ça pourrait arriver chez n’importe quel particulier », confie le maire, Laurent Hayé, venu apporter son soutien aux équipes et au chef d’entreprise, et suivre l’évolution de la situation aux côtés des secours.

À Grosville, un incendie parti d’un moteur d’extracteur de sciure a provoqué une grosse frayeur dans l’entreprise de Jean-Marie Le Marchand ce mercredi 14 janvier. ©Laure GHANNAMPlusieurs heures pour sécuriser totalement le site
Le dispositif engagé est conséquent. Seize véhicules, près de trente sapeurs-pompiers venus de Cherbourg, Barneville, Sainte-Mère-Église, Portbail, Lessay, Bricquebec, Tourlaville, des Pieux, de Canisy et de La Hague.
Une forte mobilisation pour un feu difficile à cerner, caché dans la poussière et les recoins. Sur place, un officier du SDIS expliquait que la difficulté n’était pas tant de combattre de grandes flammes visibles que de traquer les points chauds disséminés dans la sciure.

Les sapeurs-pompiers, venus de plusieurs centres du Cotentin, en pleine intervention dans l’atelier de Grosville, où le feu était caché dans la sciure. ©Laure GHANNAM
Deux lances à eau ont été mises en action. L’objectif, d’abord, était de localiser précisément l’origine du sinistre, empêcher toute propagation, et surtout de protéger l’outil de travail.
Le travail est long et minutieux. Trois à quatre heures de vérifications pour s’assurer qu’aucun foyer ne couve encore sous une machine, dans un conduit, au fond d’un amas de poussière de bois. « Ce sont des feux qui peuvent repartir pour un rien », confie-t-il pendant que ses équipes poursuivent l’inspection.
La situation sous contrôle
À 19 h, la situation était sous contrôle, mais la vigilance restait de mise. Les pompiers prévoyaient encore plusieurs heures sur place pour sécuriser totalement les lieux.
Priorité absolue, préserver ce qui peut l’être et éviter que l’incendie ne compromette durablement l’activité de l’entreprise. Les machines, parfois coûteuses, ont été en grande partie épargnées.
Dans l’atelier désormais silencieux, une fumée flotte encore.
L’histoire se termine sans blessé et sans catastrophe majeure. Mais elle rappelle que dans un atelier comme ailleurs, il suffit parfois de presque rien pour que tout s’embrase.
De notre correspondante Laure GHANNAM
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