L’Occident est une notion protéiforme, mouvante et omniprésente dans les débats actuels et sur la scène internationale. C’est aussi une notion contradictoire, à l’histoire longue et vide de substance, selon qu’elle est mobilisée par Donald Trump, qui entend bâtir, du moins circonscrire, « un hémisphère occidental », où asseoir la domination américaine, ou par Georgia Meloni, qui préfère évoquer l’Occident plutôt que l’Europe et dit défendre son unité. Sans oublier Emmanuel Macron, pour qui « nous sommes sans doute en train de vivre la fin de l’hégémonie occidentale sur le monde » tandis que Vladimir Poutine accuse l’Occident de satanisme. L’Occident, en crise ou non, existe-t-il ? Est-il en train de se décentrer ? Contraint de le faire par d’autres, victime de ses contradictions internes ?

Pour aller plus loin :

Sophie Bessis, « L’Occident et les autres : histoire d’une suprématie« , La découverte, 2001

Gilles Kepel, « Le bouleversement du monde : du 7 octobre au retour de Donald Trump« , Pocket, 2025