EN BREF
- Le 6 janvier, Éric Jean-Jean, animateur de RTL, partage
son expérience de dépendance à l »alcool dans le podcast Addiktion
de Laurent Karila. - Il raconte avoir minimisé son problème d’alcool tout en
continuant à travailler, et décrit une consommation excessive qui a
affecté sa santé physique. - À 45 ans, un événement familial marquant et le soutien
d’un addictologue ont conduit à un changement décisif dans sa lutte
contre l’alcool.
Invité du
podcast Addiktion de Laurent Karila, diffusé le 6
janvier,
Éric Jean-Jean est revenu sur sa dépendance à l’alcool.
L’animateur de RTL a raconté une période qu’il a longtemps
minimisée. Il a expliqué qu’il continuait à travailler et à assurer
ses émissions. À l’époque, il n’a pas perçu l’ampleur du problème.
Il a confié : “Je ne m’en suis pas rendu compte tout de
suite… Je n’étais pas ivre tous les jours, je
continuais à travailler, à faire de la radio” .
L’animateur a expliqué qu’il avait grandi dans un milieu où le
vin faisait partie du quotidien. Il a déclaré :
“La première fois que j’ai été ivre j’avais 7
ans, je finissais les fonds de verres”. Une
déclaration très étonnante, qui révèle l’ampleur de son problème.
Plus tard, un grave accident de moto à 23 ans l’a forcé à rester
sobre. Mais trois ans après,
au début de sa carrière sur NRJ12, il a recommencé à boire. Il
a admis avoir fait la fête régulièrement.
Une spirale difficile
Avec le temps, la consommation s’est installée. Éric Jean-Jean a
reconnu des excès répétés. Il a expliqué : “J’avais des
périodes où je faisais beaucoup la fête, je buvais deux à trois
fois par semaine”. Les conséquences physiques sont apparues.
Il a révélé : “Je suis passé de 85 à 100
kilos à cause de l’alcool, de la malbouffe… Je
pouvais boire jusqu’à deux litres de bière”.
L’animateur a avoué : “Mon
problème avec l’alcool ce n’est pas que j’aimais ça,
c’est que j’adorais être bourré”. Après une première décision
d’arrêt, il a replongé quelques années plus tard. À la trentaine,
il a tenté de maîtriser sa consommation, sans succès durable. Le
véritable décrochage est intervenu plus tard.
Le déclic à 45 ans
À 45 ans, sa situation personnelle s’est dégradée. Éric
Jean-Jean a évoqué une période marquée par des épreuves. Il a
confié : “J’enchaînais les galères dans ma vie personnelle, mes
parents venaient de décéder, je m’étais séparé de la mère de mes
enfants. Je n’arrivais pas à m’arrêter et là, j’ai
commencé à me rendre compte que j’avais un vrai problème avec
l’alcool.”
Il s’est souvenu d’un repas marquant : “J’arrive un peu en
retard dans un repas de famille, mon oncle me sert un whisky… Je
bois, je bois, et je me retrouve hyper bourré au milieu de ma
famille. Je ne me rappelle pas de tout, juste que
j’ai été un vrai connard !” C’est sa sœur
qui l’a poussé à consulter. Après un premier suivi inefficace, un
second addictologue a tout changé. Il a raconté : “Il m’a dit :
‘Tu arrêteras quand tu seras prêt’.” Le spécialiste lui a
demandé de noter chaque jour sa consommation. Éric Jean-Jean a
précisé : “Le 19 mars 2018, j’écris : cinq pintes de bière et
trois verres de blanc. Le mardi 20, c’était fini”.