Approbation de deux lots de travaux pour le schéma directeur voté au Conseil d’administration du Louvre le 25 novembre 2022
Voir l´image dans sa page

14/1/26 – Musée – Paris, Musée du Louvre – Le véritable jeu de poker menteur auquel se livre la présidente-directrice du Louvre depuis le vol des bijoux de la Couronne rend complexe la connaissance de ce qui s’est réellement passé, entre les déclarations parfois contradictoires de celle-ci lors de ses auditions au Sénat et à l’Assemblée nationale, et celle des trois ministres que nous avons commentées hier (voir l’article). Un document dont nous avons pris tout récemment connaissance vient jeter une nouvelle lumière sur la réalité de l’avancement du schéma directeur sécurité au début du mandat de Laurence des Cars.

Nous avons déjà montré que les avant-projets définitifs contenaient tout ce que celle-ci décrivait comme absent du projet commencé sous Jean-Luc Martinez. Il a été montré également que le Louvre disposait des moyens nécessaires pour lancer les travaux.

Mais il y a mieux encore. C’est ainsi que le 25 novembre 2022, le Conseil d’administration du Musée du Louvre avait délibéré et voté le lancement en 2023 de marchés publics pour des « travaux du schéma directeur des équipements de sûreté », portant sur deux lots : un lot « réseau » couvrant « la refonte complète des réseaux informatiques et d’alimentation électrique dédiés à la sûreté (vidéoprotection, contrôle d’accès, anti-intrusion et détection rapprochée des œuvres) pour un montant estimé de 19 millions d’euros et une durée de 36 mois » , et un lot « hypervision/systèmes finaux » concernant « la mise en place d’une vision d’ensemble permettant d’interconnecter et de centraliser l’exploitation de logiciels dédiés à chaque réseau et le renouvellement et l’extension des équipements finals [sic] de vidéoprotection, de contrôle d’accès et des armoires fermant à clef, pour un montant de 28 millions d’euros et une durée de 52 mois ».

Il était donc prévu, dès 2023, de lancer effectivement ces travaux de sécurité, et le Conseil d’administration avait voté en ce sens. Pourquoi ceux-ci n’ont-ils donc pas démarré comme prévu, ce qui aurait permis au premier lot, d’une durée de 36 mois, d’être finalisé à l’heure où nous écrivons, et au second d’être très largement avancé ? La réponse est aisée à imaginer, et elle vient corroborer tout ce que nous avons déjà appris : cela correspondait à l’époque où Laurence des Cars cherchait à tout prix à « vendre » son projet « Grande Colonnade » en le joignant aux travaux nécessaires, comme ceux concernant la sécurité. Il n’était donc pas question pour elle de lancer un schéma directeur sécurité pourtant prêt à l’être, celui-ci devant constituer une sous-partie du projet « Louvre Renaissance ».

Voilà donc une nouvelle question que la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale pourra poser à la présidente-directrice du Louvre lorsqu’elle sera auditionnée :

 pourquoi n’avez-vous pas respecté le vote du Conseil d’administration du 25 novembre 2022 qui prévoyait de lancer deux chantiers liés au schéma directeur, pour un montant total de 47 millions d’euros ?